Café Bertrand – Estivales News

Café Bertrand sera peu en concert cet été, le groupe va profiter de cet estivale période pour élaborer  le nouvel album qui devrait sortir en Janvier 2015, un single sera en ligne dès Septembre. Les compères s’enfermeront donc en résidences, bien décidés à vous surprendre dès la rentrée !

CECI DIT, Café Bertrand sera quand même sur la route pour quelques dates, petit rappel pour MAi, Juil et Aout :

03.05 Gones Festival à Chaponost (69) – Fest du 1er au 3 Mai
10.05 Clermont Ferrand – Private Show
24.05 Rock in Rebrech Festival à Rebrechien (45) + Vulcain
Sam 19 JUILLET ou Sam 02 AOÛT : Vaivre (70) La promenade du Lac
Mardi 5 OU Mardi 12 AOUT nous serons à Agde (34)

Toutes les infos de CAFB sur le site officiel  et/ou sur le Blog « Sur la Route, Facebook, Twitter etc etc.

A bientôt Rockers !

Walther / Alain / Yuri & Childé – And da Staf !

26.04.2014 : Walther Gallay, 1er album solo : Interview par France Net Infos

france net infos

 

 

Article original sur le site de France Net Infos

A l’honneur sur France Net Infos depuis plus d’une semaine, pour la sortie de son premier album solo, Walther Gallay n’en est pas à son premier essai.

L’artiste cultive en effet l’art du rock’n’roll depuis plus de 20 ans au sein de son groupe Café Bertrand. Il en a d’ailleurs baptisé ainsi, l’un des albums de son groupe, « L’Art Délicat du Rock’nroll », sorti en 2008. Auteur, compositeur, interprète, Walther Gallay a cotoyé les plus grands, AC/DC etDeep Purple pour n’en citer que quelques uns, mais aussiMano Solo, et on y reviendra d’ailleurs au cours de l’interview. Il a aussi joué sur de nombreux Festivals comme le Montreux Jazz Festival, mais aussi à l’Olympia, ou encore le Vélodrome de Marseille et même le Stade de France en juin 2009, où son groupe avait l’honneur de faire la première partie d’AC/DC. Si certains attrapent la grosse tête pour moins, Walther Gallay garde bien les pieds sur terre. Sûr, je l’ai rencontré, et l’homme est animé par une passion qui mérite le respect. Je garderai d’ailleurs longtemps en mémoire ce concert du 30 avril 2010 à Paris à l’Espace Kiron, où le groupe Café Bertrand se produisait dans le cadre du Live Chez Toi Tour, avec les groupes Subsonic et Dead Dog Cafe. Après un concert très chaleureux, le concert s’est poursuivi dans la rue jusqu’à deux heures du matin, où les fans rassemblés ont pu apprécier entre autre, une chouette reprise de Dirty Old Town, chanson écrite en 1949 par Ewan MacColl et devenue célèbre grâce aux Pogues et aux Dubliners. Alors forcément je ne peux m’empêcher de vous faire part du plaisir que j’ai à retrouver Walther Gallay sur France Net Infos, pour une interview, consacrée à son premier album solo.

Le premier album solo de Walther Gallay est un nouveau défi à cette vie d’artiste déjà bien remplie. On avait eu un aperçu y’a quelques années de ce que pouvait donner Walther Gallay en solo, avec le titre « Un Monde à Part » repris au final par Café Bertrand sur leur dernier album. Là ce sont 12 titres aux influences diverses que l’on découvre, allant du rock, en passant par la chanson française, le ska, le folk et le blues, voire la musique tsigane. Celle là même qui l’a bercé durant son enfance, grâce à son grand-père. On relève rapidement une vraie sensibilité dès le premier morceau ‘Bonheur Potentiel’, teinté d’électro. Les Stigmates d’une vie passée à errer sur les routes, confirme le talent d’un auteur compositeur interprète dont l’écriture et l’interprétation ont une importance majeure. A noter aussi de nombreuses collaborations sur l’album et pas des moindres…..

Sensible sur « Changer le Monde » aux accents blues, entraînant sur « Stigmates », rageur et très rock sur « Victoria », au final explosif, Walther Gallay surprend avec « N’importe quoi », un morceau ska et l’excellente et très touchante reprise de Stereophonics avec ‘In a Moment’.

Attaché à la langue de Molière, Walter Gallay est un artiste à classer entre Léo Ferré, Bertrand Cantat et Mano Solo, qui ne laissera personne indifférent. Je vous laisse en sa compagnie :

Salut Walther. Tu viens de sortir ton premier album solo, après plus de 20 ans de présence sur la scène rock au sein du groupe Café Bertrand. Cet album est le fruit de nombreux morceaux écrits au fil de ces années. Pourquoi ces morceaux ne seraient t’ils pas sortis sous le nom Café Bertrand ? Pour la plupart ce sont des écrits qui étaient déjà personnels et absolument pas voués à Café Bertrand, il y a une part d’intime que je ne me sentais pas de faire sur scène avec le groupe, de par leurs univers différents alors que CafB a une ligne décidément rock. J’écris depuis plus de 20 piges presque au quotidien et j’empile les cahiers depuis toujours, ces textes sont la résultante du mélange de plusieurs autres, c’est un album que je me devais d’assumer et je ne voulais surtout pas qu’on le confonde avec ce que je fais dans Cafb,il n’y aurait eu alors aucun intérêt à sortir ce disque. Par contre des titres comme Victoria ou In Nominé Patris faisaient partis des songs envisagées pour CafB mais les musiciens de l’époque ne trouvaient pas ça assez rock, c’était l’occasion de les graver sur sillons, un peu comme Un Monde à Part qui avait été mis aux oubliettes jusque 2010 et que la dernière mouture du groupe a brillamment joué et arrangé, il a terminé sur le dernier (« les mains dans l’encre ») du coup.

Est-ce qu’on peut dire qu’il y avait en toi une certaine frustration ? Ou plutôt un besoin de dévoiler des morceaux plus intimes ? J’ai toujours eu des frustrations, c’est sans doute ce qui me fait écrire mais je ne me sentais pas frustré pour autant ! Comment l’être alors qu’on arpente les scènes depuis 23 ans maintenant ? Un vrai besoin d’exulter certains passés très personnels, chaotiques pour la plupart. J’ai tenté de ne pas être aussi dark qu’avec CafB mais c’est décidément enfoui en moi, même si les thèmes sont plus « légers »  je ne bave pas devant un coucher de soleil, c’est malheureux mais c’est ce qui a fait sonner cet album comme ça.

Justement qu’est ce qui différencie le travail des morceaux de cet album avec un album de Café Bertrand ?Absolument tout ! Je me suis enfermé avec mon Home Studio et j’ai composé toutes les bases des instrumentaux, batteries, basse, guitare, violons, violoncelles, etc, ils ont été ensuite sublimés par les invités qui les ont joués mais je suis resté assez directif quant au résultat. Idem pour les textes et le chant, j’ai cherché, fouillé, tordu, ré arrangé, effacé, essayé. Tout était prêt à être enregistré une fois que j’avais l’idée finale en tête.

On retrouve des influences plus variés, allant du folk au blues en passant par le rock et même la musique gitane ou la chanson française, je pense notamment à Ferré. Comment se construit la couleur d’un morceau ? Je ne sais pas franchement comment on construit la couleur d’un titre. Je dirai que c’est soit le texte déjà écrit qui va inspirer une ambiance qui va être insufflée à la chanson, ou alors l’inverse (In Nominé Patris, Victoria, et les 2 électro composés eux par Kep Dany et N’importe Quoi par Michael Borcard), une musique me donne une idée de thème et j’adapte alors un texte dessus. Des influences variées car j’ai écouté de tout depuis tout gosse et puis c’était sympa de s’essayer sur d’autres styles que je ne prétends pas révolutionner, loin de moi cette prétention. Django Rheinardt m’accompagne depuis tout gosse, Mano Solo depuis jeune, le rock est toute ma vie, le blues est un jardin secret et l’électro un exercice que j’adore, tous les ingrédients étaient donc réunis pour un album éclectique. Les textes ont donné la couleur aux titres pour ceux qui ont été composés après la partie écriture des paroles.

Attachés au rock français, on retrouve sur l’album un titre en anglais avec « In a moment «, reprise de Stéréophonics. Pourquoi cette reprise ? Tout simplement parce que je suis un fan absolu de Kelly Jones depuis des années et que les paroles de ce titre convenaient à merveille au ressenti que j’avais, quand tu te regardes dans la glace et que tu ne peux pas voir ta gueule. Sur l’album, il est noté ironiquement « pardon au peuple anglais pour cette reprise », tout simplement aussi pour fermer la gueule à ceux qui rêvaient de l’ouvrir en me disant que je ne chante pas bien l’anglais. Tu sais, travailler avec Roger Glover amène toujours quelques jalousies, alors l’autodérision dans l’interprétation de cette chanson accompagnait l’humeur du moment et puis après le français, pour moi, c’est bien l’anglais qui permet le plus de moduler et d’insuffler une âme à un titre.

Je suppose que d’autres titres trainent dans tes tiroirs. Comment c’est opéré ce choix des 12 titres ? J’ai maquetté plus de 60 chansons, une 40ene avec des « voix témoins » (voix provisoires lors d’enregistrements studio) et finalement 10 ont été retenues, je voulais un album de cœur, du vrai, pas de l’esbroufe à la con et ce ne sont que des amis de très longue date qui jouent dessus, et c’est l’amour qu’ils ont mis dans ces titres, j’entends par là le besoin de répondre à une amitié sincère qui m’a convaincu que ces 12 titres étaient les bons. J’ai éliminé les chansons au fur et à mesure, avec l’aide de mon éditeur qui est un ami et me connait mieux que personne, lui aussi savait ce qui allait pouvoir être assumé sur album et sur scène dans un climat solo, nous tombions toujours d’accord, le choix fût donc assez facile en résumé.

On retrouve sur l’album la présence d’Alain Perusini, membre lui aussi de Café Bertrand. Cette présence était t’elle importante pour toi ? Alain opère comme bassiste de CafB depuis 10 ans et c’est sans nul doute mon meilleur ami. Mise à part la musique, humainement, ce mec m’a soutenu plus d’une fois, c’est un sage qui est plus qu’important pour moi ! Je n’envisageais nullement de jouer sans lui, il sera sur la tournée de l’album qui débute le 19 Septembre au Kfe Quoi. Outre le fait qu’il est, avec les autres CafB, le seul à pouvoir me supporter (rires) car aux antipodes de mes humeurs souvent colériques et à pouvoir m’amener là où il veut,il sait me prendre le bougre, c’est ça un vrai pote je pense. En plus de cette indéfectible amitié, Alain m’a aidé à produire cet album en me mettant le Studio Le Garage à dispo, ce qui m’a évité un cout certain, idem pour le mixage et le mastering car soyons clairs, ce mec a un niveau hors norme et c’est pas pour rien que nous avons fait mixer et masteriser aussi le dernier CafB chez lui, après Roger Glover qui avait mixé « L’art délicat du rock and roll », il ne pouvait y avoir que lui, le bassiste pourpre confirme !

 Pourquoi ce titre : Stigmates ? Parce que tous les textes de cet album sont extraits de périodes qui ont laissé des traces indélébiles chez moi, la came, le désamour, la solitude ou encore la remise en question.

Avec « Histoires de gamins » on ne peut s’empêchera de penser à Mano Solo. L’avais tu rencontré ? Qu’est ce qu’il représente pour toi ? Heureusement car ce titre est un hommage à Mano Solo ! J’ai allusionné le texte en incluant « 10 ans du matin » par exemple qui était un de mes titres préférés. Oui j’ai rencontré Mano, il était venu voir jouer Café Bertrand à la Péniche Alternative en 2005 je crois, il avait été intrigué par une chanson qui s’appelait les Frères Misère, le même patronyme qu’un groupe qu’il avait monté quelques années avant. Nous avions pas mal de points communs dans nos parcours, on a parlé jusqu’à 6 ans du matin

Quels sont tes projets solos ? Des concerts à venir ? Bien sûr cet album va être défendu sur scène à partir de Septembre, en parallèle de CafB qui prépare son 5eme album et une nouvelle tournée que nous allons peaufiner cet été en résidence. La 1ere date est le Vendredi 19 Septembre dans le nouveau Kfe Quoi, « chez moi », à Forcalquier, Z.A Les Chalus. 10 des invités de l’album seront présents, Carl Wyatt, les CafB, Michael Borcard (mon ami suisse responsable des cuivres de l’album),Jean-Paul Avellaneda (chanteur et guitariste de Mercy qui a composé les guitares de Changer le Monde), son fils Stéphane à la batterie si il n’est pas en tournée avec Ana Popovic, en ce cas un autre batteur est prévu. Bref, 10 gaillards sur scène pour 1 heure et demie de grand plaisir c’est à n’en point douter ! Stigmates sera joué sur Paris, Grenoble, Lyon, Genève, etc. En tournée, comme tous les projets que je défends puisque ma vie est sur scène et nulle part ailleurs.

Avec la présence d’Alain Perusini les concerts solos ne risquent t’ils pas de se jouer plus version Café Bertrand ? Comment garder cette couleur plus personnelle que tu as créée ? Alain est un musicien professionnel, il a joué avec des mecs pas possible (Jermaine Jackon entre autre) et crois-moi il sait gérer sa basse comme personne. L’album sonnera plus live sur scène mais la combinaison complexe de certains arrangements obligeront à les jouer tels quels et je ne me fais aucun soucis. Ce sera plutôt à moi au chant et à la gratte de me rappeler que je ne suis pas sur scène avec CafB et mes potes seront là pour m’épauler, le Sioux en fait partie !

On retrouve de nombreuses collaborations avec entre autres des membres de Deep Purple. Je suppose qu’il y a un gros travail derrière. Combien de temps pour enregistrer un tel album ? Rien du tout ! J’étais avec Roger Glover au Zénith de Paris 2 mois avant, il avait 3 jours de libre entre la fin de la tournée Deep Purple 2013 et d’autres obligations, nous avons enregistré ce titre en 1 jour pour la basse, c’est quand même R.Glover ! Pour Don Airey, idem, ce mec est une légende et un clavier extraordinaire. Il m’a envoyé ses pistes par le net ce coup-ci et sinon Alain a mixé tout ça. Pour Stéphane Avellaneda, on a enregistré toutes les batteries de l’album en deux fois, en Aout et Déc 2013, chez son père Jean-Paul qui a un Studio (AVS à Oraison), donc pas de soucis de ce côté-là non plus. En fait, tout le monde a speedé, ce sont des amis encore une fois, ils connaissent mon impatience légendaire (rires) et même Christophe Graciet, mon frangin harmoniciste qui était en train d’enregistrer un plan avec The Hyènes a prit le temps, ils ont tous envoyé sévère et rapide, un vrai bonheur. Il est à noter que je voulais sortir cet album le jour de mes 43 ans, chiffre qui me suit depuis tout petit (même le logo de Cafb était confondu avec un 43, l’album fait 43 mns, et ce même chiffre est caché quelque part dans le livret de l’album), j’ai donc stressé tout le monde pour ne pas subir le moindre retard. En tout on a mis 10 mois de l’écriture au mastering de cet album. Je l’ai débuté le 9 Mars 2013 et terminé en Décembre 2013. Et quand on est suivi par des mecs comme je le suis avec les guest de Stigmates, crois-moi c’est que du bonheur, un travail énorme cela va de soi, mais comme dans tous les métiers après tout, chacun sa croix, moi elle est en là. Je remercie d’ailleurs tous les studios qui m’ont aidé dans cette tâche, Magic Studio à Valence, Le Glover’s Studio, Le Garage Studio et enfin EVS Studio.

L’artiste solo ne risque t’il pas de nuire à Café Bertrand ? Je ne l’espère pas et je ne pense pas honnêtement. Je ne peux rivaliser avec le charisme qu’a CafB sur scène et ce sont deux mondes complètement différents. Bien sûr beaucoup de fans de Café Bertrand ont acheté Stigmates curieux de voir ce que je pouvais donner en solo et finalement adorent, ce n’est pas pour autant qu’ils arrêteront d’aller voir le groupe en live. Pour l’instant, celui qui doit faire ses preuves sur scène c’est moi avec ce projet. CafB voit tomber les groupes les uns après les autres et existe depuis 23 ans, sans qu’il n’y ait jamais eu une seule année sans concert, je ne me fais aucun soucis pour le band qui est mon bébé, ma vie et devrait encore faire parler de lui prochainement !

On sent en toi une culture rock toujours très présente. Pourtant les choses n’évoluent pas spécialement dans le bon sens du terme en matière de création musicale. Comment garder l’envie ? C’est malheureux à dire mais il ne faut déjà surtout pas tout mélanger. J’ai la chance d’être d’une génération qui a connu l’explosion du rock alternatif dans les années 90 et j’écoute du rock anglais, parce que le rock est anglais, depuis toujours et je n’écoute jamais les radios type NRJ ou autres daubes qui passent de la musique pour midinette, étiquetée rock alors que c’est de la pop mielleuse, et parce qu’il y a des majors au cul qui abreuvent les stations d’argent et de passe-droits, tout ce que je déteste ! Et je ne me sens pas concerné par ça, il n’est pas difficile de faire du rock, par contre, il est viscéral d’être rock, et là, ce n’est pas la même, ça se travaille sur le long terme 😉

Peux-tu nous évoquer cette rencontre avec Deep Purple et comment est née cette amitié ? J’ai rencontré Deep Purple en Nov 2066 alors que Café Bertrand jouait ses 1eres dates en première partie. Les premières dates, je suis resté très cool, je ne voulais pas faire le fan de base qui leur colle aux baskets et c’est sur la fin de la 1ere tournée que j’ai filé un article de Aout 1967 à Roger Glover, un article qui parlait de son 1er groupe, là,on a bu quelques verres ensemble.

C’est en 2007, quand Deep Purple a demandé à avoir CafB encore en ouverture et c’est après un show que Roger m’a demandé de venir dans sa loge. Il m’a alors invité à chanter sur son album solo « if life was esay » qui était encore en projet à l’époque, et là, on a échangé nos téléphones et mails et nous sommes restés en relation depuis. Il faut dire que Deep Purple adore CafB (pour nous imposer sur 40 dates il vaut mieux lol) et depuis les toutes premières dates, Roger Glover et Don Airey étaient sur scène quand on jouait et nous filmait, nous applaudissait, bref, gros soutien des pourpres !

Et c’est enfin à Metz, après un zénith toujours, que Roger est venu dans notre tour bus, on a piolé jusqu’à point d’heure dans un rade de l’Est et là il m’a proposé de mixer « L’art délicat du rock and roll ». Depuis, j’ai enregistré le titre « when the day is done » chez Roger en Oct 2009, son album est sorti le 11 Juillet 2012, il a aussi jouer la basse sur « des cris » du dernier album de Café Bertrand et enfin sur mon solo (Changer le Monde) que nous avons enregistré en Déc 2013.

C’est une vraie amitié, nous sommes souvent en contact, et c’est devenu mon pote, je finis toutes les dates de DP avec lui à chaque fois, on s’évade des zéniths et on se retrouve comme des vrais potos, autour d’une bière, « have a good time and some drinks together ». Roger est un peu mon mentor. Ce qui est dur depuis 4 années c’est que Deep Purple demande CafB en première partie, ils ont eu un vrai coup de foudre et j’espère que leur demande sera entendue si DP cale des zéniths en France et si le promoteur France (Gérard Drouot qui nous a beaucoup aidé est d’accord aussi. Qui vivra verra !

Merci pour ce petit entretien. Que peut-on te souhaiter ? Un dernier mot ? Bonne chance suffira. Oui un mot sur l’album toujours, le 7eme titre « Presque Mort » est dédié à Dominique Landoni, ex guitariste de CafB qui nous a quittés en Sept dernier et je lui dédie aussi cet album, comme à Lydie Houdin et à quelques autres farfadets et fées qui m’ont accompagnés et m’accompagnent toujours, partout. Merci à la presse indépendante, Francofans, Vibration Clandestine etc pour leur accueil immédiat et leur soutien gratuit, ce qui est de plus en plus rare, un chroniqueur qui écoute un disque, en lit le livret et sait parler de chaque morceau en te faisant une vraie chronique sans demander 500 boules pour un encart, ça a le mérite d’être salué !

Merci à  France Net Infos également.

Albums : Stigmates

Titres : Bonheur Potentiel – Changer le Monde – Histoires de Gamins – Stigmates – Victoria – Y’a des Gens – Presque Mort – N’importe quoi – Passé par là – Les Âmes en Fougues – In Nominé Patris  – In a Moment –

 Par Guillaume Joubert – Source FNI

Détroit, retour à la scène pour Cantat et entretien avec Pascal Humbert

Retour à la scène pour Bertrand Cantat. Entretien exclusif avec Pascal Humbert, cofondateur et bassiste du projet Détroit, à l’issue d’un concert à la fois tendu et libérateur, au tout début de leur tournée.

“Au boulot !”, s’exclame un petit rigolo dans la salle alors que Détroit fait son entrée sur la scène de la Coopérative de Mai, transformée pour cette soirée un peu à part en rampe de lancement pour ce jeune groupe à pedigree chargé, mais aussi en théâtre d’une rédemption artistique pour un Bertrand Cantat qui vient de purger dix ans de silence. Ici comme partout où Détroit est programmé, la réponse a été fulgurante. Les 1 500 billets ont été vendus en un quart d’heure, ce qui donne la mesure d’un attachement inconditionnel, à l’évidence dissocié de toute curiosité malsaine que l’image de “bête de foire” construite autour de l’ancien Noir Désir aurait pu susciter. Cantat, on le sent, est en terrain ami et déjà conquis.

Cantat, “tendu comme une arbalète”

Si Clermont-Ferrand a eu le privilège d’accueillir la première d’une tournée s’annonçant marathon, avec quatre-vingts concerts programmés et d’autres à venir, c’est dû à la longue amitié qui lie le chanteur à Didier Veillault, directeur de cette salle devenue en quelques années une référence dans l’Hexagone, et où le groupe a pu peaufiner à loisir son répertoire sur trois semaines de résidence. Le “boulot” auquel faisait référence le plaisantin avait donc commencé bien en amont et répondait à la volonté de maîtriser un répertoire encore en construction et de dompter au mieux le parasitage psychologique lié à la pression. Même si ce fut vain. Cantat, juste avant de pénétrer dans le cercle de lumière blanche, étant décrit comme “tendu comme une arbalète” par l’un de ses collaborateurs.

Sur la scène, les choses vont pourtant s’installer méthodiquement, parfois au détriment de l’émotion. Ma muse, premier morceau de l’album, donne le ton, celui de l’abandon entre les mains capricieuses d’une inspiration qui, on l’a compris, aura été la vraie planche de salut au milieu de l’océan de doutes que le chanteur a dû traverser pour arriver jusqu’ici. Visage mangé par la barbe, cheveux en bataille, T-shirt noir et boucle d’oreille, la silhouette n’a pas vraiment changé, abstraction faite d’une forme d’aplomb, de réserve, peut-être de sagesse, qu’elle dégage désormais. Le dispositif lumineux joue sur le contraste des ombres et de la lumière d’un écran où sont projetées des images qui finissent par faire comme un code-barres fluorescent. Ambiance idéalement lugubre pour entamerHorizon où Cantat évoque de façon littérale son expérience carcérale, mais dont le sens profond ne se révèle que dans le déploiement de cette nouvelle musique conçue avec Pascal Humbert.

Entre nouveaux ports d’attache et lieux de mémoire

L’aboutissement de cette quête de nouvel horizon se matérialise en effet dans le son même de Détroit, ce folk-blues hanté pour âme en mal de grands espaces, cette bande-son pour road-movie intérieur et fuite éperdue en avant. Les guitares de Cantat, de Bruno Green et de Nicolas Boyer, associées à la basse de Pascal Humbert et à la batterie de Guillaume Perron, trament cette route sonore qui va sinuer ainsi, deux heures durant, entre nouveaux ports d’attache et lieux de mémoire. Car Détroit c’est aussi, de manière quasi étymologique, ce passage entre deux continents et deux époques, entre les nouvelles chansons et une relecture des grands instants de Noir Désir. A l’applaudimètre, il ne fait aucun doute que ces dernières l’emportent haut la main, notamment Des visages des figuresLe FleuveA ton étoileLe vent nous porteraLazy et Tostaky.

C’est dans ces moments-là que renaît l’ancien Cantat, chargé de cette fureur brute, sculptant à même la chair une sensation extatique d’absolu. Tandis que de l’autre côté du Détroit, il y a Sa majesté, son groove trip-hop, loin du punk enragé de Noir Dés’, et osant avouer une forme de dérision résignée avec des mots tels que : “Aujourd’hui je sens que souffle la révolte/Oooh et puis non… à quoi bon ?” Si sur scène Cantat assume encore avec un certain panache son ancien lui-même, il apparaît évident que l’objectif de cette tournée sera d’emmener pas à pas son public vers ce nouvel horizon, loin de la furie post-adolescente que semblent encore chérir ses fans, loin de l’enfermement, loin de Vilnius. A l’issue de ce premier concert, dans un réfectoire rempli de bruits d’assiettes et d’un brouhaha où perçait une sereine euphorie, Pascal Humbert, nouveau compagnon de route de Cantat, nous accordera en exclusivité cet entretien.

Pascal, quelles sont tes premières impressions ?
Pascal Humbert – Mon impression, c’est d’être dans la proximité de la fragilité avec la force… C’est notre grande première avec toute la pression que cela suppose. Une pression qui s’est progressivement accentuée depuis la genèse du projet avec Bertrand jusqu’à aujourd’hui. Ce projet est tellement chargé que, ce soir, il se peut que nous ayons eu du mal à gérer nos émotions. Et ça, c’est la fragilité. La force, c’est de se retrouver sur scène tous ensemble, solidaires, les pieds sur terre. C’est la musique qui nous tient et avec elle on va prendre de la confiance au fur et à mesure.

Plus précisément, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné selon toi ?
On a fait des pains qui, esthétiquement, ont pu heurter mais qui ont eu aussi le mérite de révéler le côté complètement humain, fragile.

Comment cette aventure a-t-elle commencé pour toi ?
Il y a deux ans, on a travaillé ensemble à Berlin… Mais en réfléchissant bien, depuis qu’on se connaît avec Bertrand, on a toujours su qu’on allait un jour ou l’autre œuvrer ensemble. On ne s’est jamais perdu de vue. Et puis il y a eu une ouverture. J’étais en tournée avec le chanteur de 16 Horsepower. On jouait à Bordeaux. Après le concert, Bertrand m’a posé une question toute simple, genre : “Comment ça va ?” J’ai répondu que pour moi, la musique, c’était fini. J’en avais marre de ramer, je voulais passer à autre chose. Je vivais aux États-Unis depuis vingt-deux ans, je m’en tirais tant bien que mal en travaillant comme fermier ou charpentier. Tout ça était un peu décousu et j’en avais marre d’être tout le temps sur la route et de ne pas pouvoir profiter de mon gamin qui aujourd’hui a 11 ans. Bertrand m’a regardé et m’a dit, comme ça : “Toi, tu vas pas arrêter la musique. Non.” C’était il y a trois ans, juste avant qu’il ne me propose de travailler sur les pièces de Sophocle montées par Wajdi Mouawad. C’est parti comme ça. Juste sur la confiance mutuelle qu’on avait su établir sans collaborer à proprement parler et sur l’affection, sur cet amour fraternel que l’on se porte.

Quand le projet Détroit a débuté, tu vivais encore aux États-Unis ?
J’ai déménagé. Je suis venu m’installer à Bordeaux avec mon fils et ma femme, qui est américaine, uniquement pour Détroit. Ce n’était pas évident… Le plus dur fut de retrouver la culture française avec laquelle je n’ai vraiment pas d’affinité. D’ailleurs, je ne pense pas rester à Bordeaux très longtemps. Soit je retourne aux Etats-Unis après la tournée, soit je vais vivre dans les Pyrénées. J’ai besoin de nature. Mais je n’ai pas l’intention d’abandonner l’aventure avec Bertrand. D’autant que c’est parti pour un moment.

Qui sont les musiciens qui vous ont rejoints ?
Le batteur Guillaume Perron est un jeune Québécois. Tout de suite, il s’est passé quelque chose entre nous malgré la différence d’âge… Nicolas Boyer, le guitariste, est rennais, il mène un projet un peu à la Rita Mitsouko avec sa compagne. Sinon, il vend des guitares. Enfin, Bruno Green est un vieil ami qui est une pièce maîtresse de Détroit, en tant que musicien et coréalisateur du disque.

Cela procède-t-il d’une nécessité de jouer autant de morceaux de Noir Désir ? Avec l’idée d’inscrire Détroit dans une continuité ?
Je n’emploierais pas le mot “nécessité”. Je préfère parler d’envie. Il y a eu une discussion entre nous et une délibération dans un esprit très démocratique. Les titres de Noir Dés’ que nous avons retenus sont ceux que nous avions tous envie de jouer. On s’est vraiment fait plaisir en se les appropriant, Le Fleuve par exemple, sur lequel je joue de la contrebasse avec un archet. Je n’irais pas jusqu’à parler de réécriture mais plutôt de coloration. On joue Noir Désir dans une teinte Détroit.

Ce soir, vous avez omis certains titres de Détroit comme Terre brûlante. Pourquoi ?
Il y a deux morceaux sur l’album de Détroit dont l’approche ne permettait pas une transposition telle quelle : Terre brûlante et Sa majesté. Finalement, on a résolu le problème de Sa majesté grâce à ce groove qui porte le morceau. Terre brûlante reste encore un “mindfucker”, comme on dit aux États-Unis, avec deux basses qui s’entrecroisent. Ça marche très bien sur l’album. Pour la scène, le morceau est encore en chantier. Et on a l’idée de s’approprier d’autres chansons. Des Stooges notamment.

C’est peut-être cette restitution de l’espace telle que le rock américain a toujours su faire qui donne à Détroit sa nouveauté…
Culturellement, c’est évident, je me sens plus américain. Mais pour le reste, c’est d’abord notre amitié qui est à l’origine de tout ça. Et puis le fait que moi, j’ignorais ce qui se passait en France, j’étais étranger à tout ce tourbillon autour de lui. On me parlait de choses que j’ignorais ou que je voyais de loin. Du coup, notre relation a pu conserver une certaine fraîcheur.

Comment vois-tu évoluer Bertrand dans ce contexte qui finalement est redevenu nouveau pour lui ?
Bertrand, il prend de la force jour après jour. C’est tellement une belle personne, Bertrand. Il n’y a qu’une seule personne qui pouvait me faire revenir en France : lui.

As-tu été surpris par le succès du disque ?
Très surpris. D’autant que ce succès (160 000 albums vendus à ce jour – ndlr) ne peut être la conséquence d’une frange de nostalgiques de Noir Désir. Notre album, c’est une autre proposition, c’est surtout le fruit d’un gros travail. On n’allait pas arriver avec un sous-produit de Noir Désir. On voulait poser les fondations d’autre chose. Ce disque a un son. Et même un paysage sonore.

Du coup, ce nouvel Horizon que promet le titre de l’album, n’est-ce pas toi ?
Franchement, cet horizon, il fallait être deux pour l’ouvrir.

LES STONES REMONTENT SUR SCÈNE

Un mois après le décès de la compagne de Mick Jagger, le groupe annonce la reprise de sa tournée…

Le 17 mars dernier, la mort de L’Wren Scott, compagne de Mick Jagger, imposait un break aux Stones, alors en pleine tournée en Australie et Nouvelle Zélande. Les papys ont annoncé le report des dates annulées au mois d’octobre, ajoutant même des concerts à Perth et Hunter Valley.

Les dates européennes des Stones (à partir du 26 mai) sont maintenues.

Source OUI FM

EUROCKÉENNES : LA PROG’ AU COMPLET

Vendredi 4 juillet : 

Pixies, Stromae, Détroit, Metronomy, Casseurs Flowters, Benjamin Clementine, Temples, Trash Talk, Gramatik, Odezenne, Reignwolf, Findlay, Salut C’est Cool, The Daptone Super Soul Revue, The Fat White Family, Mofo Party Plan, Hermigervill, Mø

Samedi 5 juillet :

Skrillex, Franz Ferdinand, Shaka Ponk, M.I.A., Gaëtan Roussel, Parov Stelar, Jagwar Ma, Little Dragon, Bondax, Drenge, Brodinski, Travi$ Scott, Freddie Gibbs, Young Fathers, Kaytranada, Cashmere Cat, Jungle, Louisahhh!!!, Club Cheval, Manu le Malin, Circa Waves, D-Bangerz, Pegase

Dimanche 6 juillet :

The Black Keys, Robert Plant and the Sensational Space Shifters, Fauve, Patrice, Volbeat, Biffy Clyro, Foster the People, Schoolboy Q, SBTRKT, Dakhabrakha, Nathalie Natiembé, Ghost, Crew Peligrosos, A Tribe Called Red, I Am Legion, Goat, Uncle Acid and the Deadbeats, Catfish, Jonwayne

Source Infos OUi FM

AC/DC : ON RESPIRE !

Malcolm Young, âgé de 61 ans, frère d’Angus et co-fondateur du groupe australien en 1973, serait gravement malade. Triste nouvelle, mais qu’on se rassure, cela ne signifie pas la fin du groupe.

Suite aux nombreuses rumeurs autour de l’état de santé de Malcolm Young et de l’avenir d’AC/DC, Brian Johnson a clarifié la situation.

Dans une interview au Telegraph, le chanteur confirme que le groupe ira bien préparer un nouvel album au Canada : « Nous allons bien nous retrouver en mai à Vancouver. On va prendre nos guitares et voir si l’un d’entre nous à des chansons ou des idées. Si quelque chose se passe, alors nous l’enregistrerons ! »

Quelques heures plus tard, le groupe poste sur sa page Facebook : « Après 40 ans de sa vie consacrés à AC/DC, le guitariste et membre fondateur Malcolm Young prend un congé du groupe pour raisons de santé. Malcolm voudrait remercier les légions de fans purs et durs à travers le monde pour leur infini soutien et amour »

Si la fin d’AC/DC ne semble donc pas d’actualité, Brian Johnson a bien confirmé que Malcolm Young souffrait bien d’une « maladie dégénérative« , sans rentrer dans les détails, par respect pour son collègue…

Article original :

Peter Ford, reporter pour 3AW, annonce dans les colonnes du journal australien « AC/DC ne jouera ni n’enregistrera plus jamais”. On y apprend que Malcolm Young est retourné vivre en Australie auprès de sa famille, et qu’il pourrait ne plus continuer avec le groupe pour des raisons personnelles.

The Australian dément pourtant la rumeur : AC/DC serait encore dans le planning d’un studio d’enregistrement au Canada pour l’enregistrement d’un nouvel album !

Mais Mark Evans, fils du tout premier chanteur du groupe (Dave Evans, entre 1973 et 1974), répond à The Australian et l’affirme sur Twitter : Malcolm Young serait atteint de la maladie d’Alzheimer.

La rumeur enfle avec Darryl Mason, journaliste australien, qui écrit sur son blog, The Orstrahyun : lorsque AC/DC s’est réuni la dernière fois en studio, Malcolm Young avait oublié comment jouer [de la guitare], à cause d’un caillot de sang dans son cerveau”.

Si ces différentes sources divergent quant à la maladie qui toucherait Malcolm Young, elles sont unanimes sur un point : celle-ci sonnerait le glas pour AC/DC.

Classic Rock Magazine, pour sa part, annonce une conférence de presse qui devrait avoir lieu demain et confirmer les craintes des fans du groupe australien.

Source OUI FM