Gagnez 10 jours d’enregistrement dans le meilleur studio de la Côte Basque

Dix jours d’enregistrement au studio Dop In récompenseront le lauréat «sosh aime les inRocKs lab» 2015. Rencontre avec Chloé Engelbach et Ken Ploquin, ses deux gardiens artistiques.

Dans la grande histoire du pèlerinage de la création musicale, il est un eldorado que chaque artiste rêve un jour de fouler : le studio d’enregistrement. N’échappant pas à ce lieu de dévotion incontournable, nos pèlerins mélomanes gagnants du prix du public «Sosh aime les inRocKs lab» 2015 auront ainsi la chance de faire leur premier pas d’artiste dans le Studio Drop In de Quicksilver à Saint-Jean de Luz.

Dix jours d’enregistrement au total dans un haut lieu de la création artistique 2.0 – sur-orné de matériels analogiques et numériques derniers cris – mais aussi et surtout situé sur la Côte basque, le plus beau spot de surf hexagonal. En plus de flirter avec l’excellence du Studio et la coolitude de la communauté de surfer qui incarne – planche sous le bras – cette belle région, nos finalistes gagneront en prime une résidence de 4 jours à l’Atabal de Biarritz.

Entre création musicale, bordure d’océan et sessions de surf, ce sont Chloé Engelbach(manager de label) et Ken Ploquin (directeur artistique) du Studio Drop In qui accueilleront le temps d’une parenthèse ensoleillée nos heureux gagnants. Rencontre avec ces deux personnalités incontournables de la scène musicale de la Côte basque.

Interview de Chloé Engelbach et Ken Ploquin

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le Studio Drop In ?

Chloé Engelbach : C’est d’abord un studio d’enregistrement de haut vol, qui fait certainement partie des studios les mieux équipés en France. A l’origine, il s’agissait de créer un outil pour les marques du groupe. Quiksilver étant une marque avec une culture historique d’image et de son, le contenu vidéo est primordial, omniprésent et surtout indissociable  de la musique. De fait, nous voulions pouvoir agrémenter nos productions en totale indépendance, via la création notre propre musique mais aussi en travaillant avec des groupes et des artistes avec lesquels nous partageons des valeurs communes. Nous développons également des Partenariats avec les groupes (co-production / co-édition), toujours via cet échange de bon procédé. Eh oui, un studio à 500m de la plage de Guéthary, ça ne laisse jamais indifférent…

En votre qualité d’ingénieur son du label Studio Drop In, comment conseillez-vous les artistes qui viennent enregistrer artistiquement et techniquement ? 

Ken Ploquin : Je fais tout pour que l’ambiance dans le studio soit la plus détendue possible, il faut que les artistes se sentent chez eux et ne soient pas impressionnés par le studio. Après je mets à leur disposition mon expérience et mes petites astuces acquises au fil du temps pour leur faciliter le processus d’enregistrement et de création. Artistiquement, je ne suis pas le genre de producteur qui va transformer le groupe par un ajout de production ou d’arrangements, mon rôle est d’obtenir le meilleur de chaque artiste et de le mettre sur la bande, j’aime que l’enregistrement soit un instantané du groupe ou de l’artiste et pas un truc alambiqué qu’il ne pourra reproduire sur scène.

En votre qualité de manager du label Studio Drop In, comment conseillez-vous les artistes qui viennent enregistrer ? Comment les orientez-vous artistiquement et techniquement ?

Chloé Engelbach : Le Label est jeune, en train de se construire, notre stratégie est donc d’entourer les artistes avec des personnes qui peuvent leur apporter beaucoup, que ce soient d’autres artistes pour échanger leur point de vue de musiciens, de managers de groupes de longue date qui peuvent leur donner un avis de « terrain », d’attachés de presse pour leur développement et leur image par exemple (…) Pour ce qui est de l’artistique, même si le fait de baigner constamment dedans, nous donne bien évidemment un avis et un esprit critique et constructif, que nous partageons avec les artistes , pour autant nous ne sommes pas des « producteurs » dans le sens anglophone du terme. Nous collaborons avec de jeunes artistes en développement, que nous voyons se construire et parfois se révéler dans notre studio.

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Quelles sont les possibilités techniques qu’offre le Studio Drop In en particulier ? Finalement pourquoi celui-là plutôt qu’un autre ? 

Ken Ploquin : Le studio est le meilleur des deux mondes (analogique et numérique) avec un plateau étudié pour pouvoir enregistrer un groupe en live. Et puis surtout la situation, nous sommes quand même dans une très belle région et au bord de la mer !!!

C’est la première fois que le Studio Drop In s’associe au concours «Sosh aime les inRocKs lab», qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans l’aventure ?

Chloé Engelbach : On peut quasiment dire que Sosh est un partenaire historique de Quiksilver, puisque nous collaborons depuis sa création (avant c’était avec Orange). Nous sommes proche des équipes, composées par des personnes très cool et dynamiques. Nous avons organisé beaucoup d’événements et de concerts avec eux, notamment lors de nos évènements phares que sont le Roxy Jam (devenu Roxy Pro ) et Quiksilver Pro France (championnats du monde de surf). L’autre aspect qui nous a décidés, est le côté découvreur de talent, qui finalement correspond complètement à la volonté et l’ambition du Label, qui a été monté pour mettre en lumière et donner la chance à des groupes et des artistes liés à la marque, d’une manière ou d’un autre. On y voit là un superbe moyen de rencontrer et de découvrir des nouveautés en s’associant un tremplin qui fait de plus en plus parler de lui au fil des années.

Pouvez-vous nous expliquer comment vont se passer ces 10 jours d’enregistrement au Studio Drop In pour les gagnants du Prix du Public 

Ken Ploquin : En 10 jours, le temps est précieux, il vaut mieux faire moins de titres et les faires bien plutôt que d’enregistrer à tout prix le plus de morceaux possible et ne pas avoir le temps de finir. On commencera donc par la phase d’enregistrement qui pourra durer 6 jours et se réserver 4 jours pour le mix et le mastering.

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Le gagnant du prix du public remporte également une résidence de jours à la salle Atabal de Biarritz. Pour ceux qui ne connaitraient pas, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est une résidence ?

Chloé Engelbach : Une résidence est le moyen pour un groupe en développement de se professionnaliser, puisqu’il s’agit de la mise à disposition de la scène d’une salle de concert et de toute son équipe technique (facade/retour/ lumière) pour répéter un live en conditions réelles, exceptée la présence du public. Travailler son jeu de scène, ses sons, ses enchainements, ses lights etc… en l’occurrence, avec la superbe équipe de la salle de l’Atabal à Biarritz.

Avez-vous des anecdotes atypiques d’enregistrements au Studio Drop in à nous raconter ? 

Ken Ploquin : Il y a plein d’anecdotes en studio mais une qui m’a bien fait rire : Une fois pendant que nous mixions un titre, au moment d’enregistrer le mix final, le gars me dit : donc la il ne faut plus parler. Il était persuadé que nous enregistrions ce qui sortait des enceintes.

Quels sont vos gouts musicaux ? Les artistes que vous écoutez en ce moment ?

Chloé Engelbach : Mon gros Kiff c’est l’électro . (Moomin, Mount Kimbie, David August, Slomi Aber, Cesar Merveille Dixon….) Toute la vague de musique expérimentale, soundscape et techno ambiante avec des artistes comme Andy Stott et son dernier album Faith in strangers qui a énormément contribué a la démocratisation du genre. Egalement les sorties successives d’Aphex Twin notamment avec Syro, ou encore le tout recent Computer Controlled Acoustic Instrument PT2 ou Richard D. Mais j’ai aussi un très fort penchant pour le rock cracra, Hanni el Khatib ou Allah Las.

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Vous faites partie du jury du concours inRocKs lab 2015, quelles sont pour vous les qualités nécessaires aux candidats pour aller le plus loin possible dans le concours ?

Chloé Engelbach : Bon je me lance avec le top de la banalité: le talent en premier lieu, évidemment… Non, en fait, à mon sens, c’est très basique, la musique est faite pour générer quelque chose chez quelqu’un. En général une réaction, une émotion, un sentiment, un état etc… Donc pour moi les qualités requises c’est d’avoir en soi un quelque chose qui peut être le vecteur de cette réaction attendue : la sincérité et le naturel, l’univers artistique, les qualités scéniques, l’aura, la maîtrise de son instrument, la qualité  et l’intelligence  des compositions, une production bien fichue etc.. Finalement tout ce qui générera une réaction chez le public…Et c’est généralement lorsqu’un artiste cumule plusieurs de ces facettes, qu’on a la chance d’assister à un instant de magie et de se prend une grosse claque. Donc si j’ai un conseil : Mettez-nous des claques !!! (Rires)

Ce sont nos gagnants de l’année dernière, alors,  auriez-vous aimé voir les dandys retro de Feu ! Chatterton sur une planche de surf Quiksilver ?

Chloé Engelbach : Complètement ! Nous avons déjà les planches qui les attendent !

Pour vous inscrire au concours “Sosh aime les inRocKs lab” 2015, c’est jusqu’au 23 février prochain et c’est juste ici

Crédits photos : Vincent Monthiers et Frederic Egli

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