La Rage de Café Bertrand au Top Titres du groupe de rock sur Deezer

Pas encore deux semaines que le single « La rage » de Café Bertrand est dispo en téléchargement sur la plupart des plateformes, et il arrive en tête du Top de CafB sur Deezer.

Le single LA RAGE de Café Bertrand. Dispo depuis le 15.09.15
Le single LA RAGE de Café Bertrand. Dispo depuis le 15.09.15

Reléguant des titres phares comme « des cris » à la 3 ème place, le single « La rage » est sur la plus haute marche du podium, avec 5.12 pts (sur 10) en une dizaine de jours sur Deezer. Est-ce parce que la plupart des plateformes, hormis Deezer, mentionne un « contenu explicite » et que la curiosité des aficionados se serait aiguisée ? Le groupe préfère penser que ce double single, car la version live de « les frères misère » (Live Chez Toi Tour 2015 au Kfe Quoi) arrive en 2 ème avec 4.19 pts, « reflète mieux les personnalités de chacun et par défaut l’entité Café Bertrand qui originellement a grandi avec cette rage aujourd’hui délivrée »

Pas de doute, Café Bertrand prépare un 5 ème album qui devrait être un piédestal pour les riffs que la formation aime à torturer sur scène comme en studio, et les 4 frères de scène entrent aujourd’hui dans la phase « composition » du nouvel opus, dans leur lieu de prédilection qu’est le Studio Le Garage (le studio du bassiste Alain Perusini)

Rendez-vous avec le I-Révérence Tour 2016 qui débutera dès Janvier, on a eu vent d’une date en Normandie à La Fonderie le 29 Janvier, l’info devrait être confirmée prochainement. En attendant, continuez à liker et partagez ce single le plus possible, c’est grâce aux fans du groupe que Café Bertrand est sur scène depuis 23 ans et le combo reste toujours pret à en découdre !

Bertrand Cantat ouvre un café-restaurant à Bordeaux

Bertrand Cantat ouvre son café-restaurant où il espère recevoir de nombreux artistes et partager de bons moments, boire un verre et déguster des spécialités locales.

Quartier Libre pour Bertrand Cantat ! Le chanteur de 51 ans met sa notoriété à profit pour aider à faire connaître des artistes locaux qu’il affectionne avec l’ouverture d’un bar-restaurant où ceux-là pourront se produire. Le lieu de rendez-vous a été inauguré le 25 septembre, rue des Vignes, dans le quartier Saint Michel de Bordeaux.

D’après nos confrères du magazine Sud Ouest, l’idée d’ouvrir un tel restaurant proposant également un service de gastronomie locale a mûri pendant plusieurs années dans la tête de l’ex-chanteur de Noir Désir. « C’est encore en friche. Si le projet a mis du temps à mûrir, la réalisation a en revanche été ultrarapide. Nous allons mettre en place l’organisation du lieu au fur et à mesure, la tailler en nous adaptant » a-t-il expliqué au quotidien, affirmant que la programmation musicale y serait éclectique. « Pas encore de programmation en vue, mais, c’est sûr, l’envie d’inviter des artistes locaux, d’écouter de la musique acoustique. Pas du rock’n’roll rutilant, il faut ménager les voisins » a-t-il conclu.

Ouverture prévue le 06 Octobre 2015

extrait de l’article de Jonathan HAMARD – source charts in france

Le dernier single de Café Bertrand ,La Rage,  » Contenu Explicite » Censuré !

Le dernier single de Café Bertrand ,La Rage,  » Contenu Explicite » Censuré !

« On a pas la couleur des antennes ? D’accord ! « 

LARAGEEXPLICITE

Alors que le tout dernier single « La Rage » du groupe rock français Café Bertrand apparaît sur le Web en téléchargement le 15 Septembre 2015, la majorité des plateformes appliquent la mention « Explicit » après le titre.

Cette mention est également appliquée à la « face B » du single,à savoir la version live de « Les frères Misère », un des titres les plus écoutés et téléchargés du groupe.

Assez curieux de savoir de quoi il en retourne ,étant quand même l’auteur de tous les textes de Café Bertrand, et après avoir obtenu renseignements, la signification serait la suivante :

« Le morceau original a été modéré et censuré pour les passages radio. Sur ce single, les paroles sont sans tabou ni retenue, par conséquent elles peuvent choquer certaines personnes « 

Un exemple sur Google Play  en cliquant ici

« A l’abri des couvertures médiatiques « 

Je pense avoir écrit des textes bien plus « explicites » que cela, pensant à Endémie où Les Minarets de l’Offense si on voulait approfondir leur contenu, je ne cache pas mon impatience, quant au clip qui suivra et subira alors très certainement le même sort !

Quoi qu’il en soit, le site officiel du groupe restera intouchable, les aficionados du groupe le savent. Pas mécontent qu’un de nos textes ait un impact , quel qu’il soit

Deezer n’applique pas (encore?) cette mention et nous soutient même en ayant placé le titre en avant sur leur site, merci à eux !

http://www.deezer.com/album/11214170

Walther Gallay - Fondateur et chanteur du groupe rock CAFE BERTRAND Walther Gallay

Portrait de Julia Holter, la conteuse pop qui s’apprête à illuminer la fin d’année

Adepte des albums concepts, l’Américaine de 30 ans est un OVNI sur la scène de Los Angeles. Compositrice avant d’être interprète, narratrice autant que chanteuse, elle écrit des poèmes qu’elle expérimente ensuite en chansons, à l’image de son quatrième album “Have You In My Wilderness” qui sort à la fin du mois.

Depuis la sortie de son premier album Tragedy en 2011, on essaie tant bien que mal de comprendre ce que Julia Holter cherche à produire. Expérimentations électroniques, pop décousue et instruments traditionnels : chaque nouvel album de Julia Holter est le contre-pied du précédent, notamment grâce à leurs concepts déroutants. L’arrivée de son nouveau disque Have You In My Wilderness, prévu pour le 25 septembre, est l’occasion rêvée de revenir sur les débuts de la Californienne de 30 ans dont la créativité débordante explose sur son nouveau single, Sea Calls Me Home.

Déjà quatre albums en cinq ans

Du théâtre antique d’Euripide, à une nouvelle de Colette, en passant par la poésie de Frank O’Hara, ce sont des thématiques précises et pointues qui accouchent à chaque fois d’un album différent. Celle qui se considère plus comme une conteuse qu’une simple chanteuse sembler préférer mettre en musique un roman que son autobiographie : l’Américaine s’invente des personnages, des univers auxquels elle s’attache à donner vie, dans un esprit presque cinématographique. En 2013 elle déclarait ainsi à The Fader :

Je suis essentiellement dans la création des films qui sont des albums, par opposition aux albums qui ressemblent aux bandes originales de films.”

Très productive en solo (quatre albums en cinq ans), on ne compte également plus ses nombreuses collaborations : Linda Perhacs, Michael Pisaro ou encore Nite Jewel en 2013. Cette année, Julia Holter a par ailleurs glissé sa voix sur le nouvel album de Ducktails, le très baroque St. Catherine. Elle a également rejoint le “super groupe” Terepa aux côtés de Laurel Halo, Lucrecia Dalt et Rashad Becker qui a sorti un premier EP cet été.

De Los Angeles à la Grèce Antique

L’artiste a grandi à Los Angeles dans un contexte favorable à sa formation artistique. Sa mère est une historienne et académicienne renommée de l’université de Californie du Sud, son père est également musicien et aurait une fois joué de la guitare pour Pete Seeger. Dès l’âge de huit ans, Julia suit une formation classique au piano, mais au fond d’elle s’imagine déjà jouer le répertoire de Joni Mitchell. Ses goûts vont du folk à la pop. Dans un entretien avec Clash, elle cite notamment Steely Dan, The Travelling Wilburys, Bob Dylan ou encore Billie Holliday au moment d’évoquer ses passions pré-adolescentes.

Julia Holter commence à chanter au lycée mais n’appréciant pas sa voix, elle se replie rapidement sur la composition. Ses premiers travaux sont d’ailleurs dénués de toutes paroles, elle débute alors en coulisse, composant pour d’autres artistes et s’imaginant écrire des albums sans avoir l’intention de les interpréter.

C’est pour étudier l’art de la composition que l’Américaine entre à la fameuse école CalArts (California Institute of Arts), créée en 1961 par Walt Disney. Élève introvertie, elle y trouve pourtant sa place puisque l’établissement lui laisse le temps et la possibilité de travailler seule sur ses projets sans lui imposer de collaborateur ni de route à suivre. Cet apprentissage particulier, proposé dès l’origine par CalArts pour former les futures virtuoses des studios Disney, lui permet de développer une palette musicale allant autant du néo-classique aux expérimentations électroniques.

Après la composition, elle finit par s’attacher à l’écriture, et étudie la poésie en se disant que c’est ainsi qu’elle va parvenir à écrire ses premiers textes. Elle tente d’abord d’adapter des poèmes de Frank O’Hara en chansons, puis elle écrit ses propres poèmes et au fil du temps, parvient à les combiner avec ses compositions. La Californienne reprend alors le chant avec plus d’assurance et sort ainsi son tout premier EP Eating The Stars 2007, puis participe à une première compilation l’année suivante.

Toujours soucieuse de produire l’oeuvre la plus personnelle possible, la multi-instrumentaliste enregistre ses deux premiers albums solo Tragedy et Ekstasis (2012) seule, chez elle, dans sa propre chambre, avec un minimalisme déroutant. Réalisés et sortis dans un intervalle de temps très court, ils ont la Grèce Antique comme thématique commune.

“Ce sont deux sœurs adoptives expliquait-elle il y a deux ans à Clash. Je les ai écrit en même temps, mais je ne les considère pas moins comme deux projets distincts.”

 Elle pose ainsi les solides fondations d’un univers art-pop qui ne va pas cesser d’évoluer au fil du temps.

Une rencontre qui change tout

En 2013 Julia Holter décide de donner à sa musique une autre stature en envoyant les démos de son troisième disque Loud City Song au producteur Cole M. Greif-Neill (comparse d’Ariel Pink dans Haunted Graffiti). Le disque est donc cette fois-ci produit en studio, où Julia Holter enregistre pour la première fois des arrangements avec d’autres musiciens. Loud City Song est un album concept imaginé autour d’une nouvelle, Gigi, qui a été écrite par Colette en 1944, puis ensuite adaptée en film et en comédie musicale. La jeune américaine fait elle le choix de transposer le récit dans le Los Angeles contemporain, au lieu du Paris de la première moitié du 20e siècle.

De nouvelles thématiques sont également à prévoir pour son quatrième album Have You In My Wilderness où Julia Holter se distingue “autant par le chant que le storytelling” explique-t-elle à Fact Mag. Mais cette fois-ci, la Californienne semble avoir vu le choses en grand, à l’image du premier extrait révélé cet été, Feel You : elle a presque entièrement délaissé son home studio pour une nouvelle collaboration avec Cole M. Greif-Neill, qui s’annonce encore plus spectaculaire, mais sans pour autant tomber dans la grandiloquence.

Julia Holter se produira au New Morning à Paris le 16 Novembre.
Album Have You In My Wilderness le 25 septembre chez Domino

15.09.15 : Café Bertrand dévoile son single « La rage » sur Deezer

Café Bertrand dévoile son single « La rage » sur Deezer le 15 Septembre !

Un an après la sortie du single « La route » accueilli à bras ouverts par les aficionados de la formation rock et la presse spécialisée, c’est un double single qui est offert aujourd’hui avec la version live d’un des titres phares du groupe « Les frères Misère« . Cette version live est extraite du concert au Kfe Quoi de Forcalquier (04), le 16 Mai dernier, durant le Live Chez Toi Tour 2015.

Cafe-Bertrand-Single-La-Rage-600x600 Pour écouter cliquez sur la pochette

Un préambule à l’album studio qui se prépare puisque « Suites Logiques » sera en bacs en début d’année prochaine et sera défendu sur scène avec le « I-Révérence Tour« . Un nouvel album, une nouvelle tournée, c’est un sacré défi que se mettent les CafB en préparant un show son et lumière tout neuf, désormais accompagné de son staff technique présent sur toutes les dates à venir.

4 mois de studio attendent les  frères de scène, en attendant, nous vous souhaitons d’apprécier ce single, n’hésitez pas à suivre, partager et liker le titre sur Deezer, Facebook, à l’heure où la raison se veut uniquement sociale, le groupe indépendant venu pousser un coup de gueule rageur avec ce titre compte sur ceux qui le suivent pour promouvoir au mieux ce petit bijou rock !

+ d’infos sur le site officiel du groupe

Festival Levitation : où en est la scène garage psyché en France ?

Responsable de la structure Austin Angers Creative qui a importé le festival Levitation à Angers, Germain Kpakou nous parle de la troisième édition d’un festival qui met en avant la scène psyché et garage d’aujourd’hui. Rencontre.

A quelques jours de la nouvelle édition du festival Levitation à Angers, il était nécessaire de faire un point sur son histoire, ses nouveautés et son lien avec la référence en matière de festival garage et psyché : l’Austin Psych Fest. Rencontre avec Germain Kpakou, l’un des principaux acteurs du bon fonctionnement de ce jumelage musical.

Comment s’est déroulée la création du Levitation à Angers ?

Germain Kpakou : Ca fait maintenant quatre ans que la ville d’Angers est jumelée avec Austin, ce qui a donné lieu à plusieurs échanges et allers retours. Quelques Angevins sont partis à Austin pour divers évènements. Le premier axe de ce jumelage, c’était la musique. Il y a eu la rencontre entre le producteur des Black Angels, Doudou (Christophe Doudou Davy, qui est Angevin) et le groupe même à Austin, et l’idée est née de cette façon. C’est comme ça que l’Austin Psych Fest, qui existe depuis une dizaine d’années à Austin, a été importé à Angers il y a maintenant trois ans, et est devenu depuis peu le Levitation dans les murs du Chabada, notre salle de concert.

Pourquoi ce changement de nom ?

Pour plusieurs raisons : d’abord pour unifier le terme car il y a plusieurs Psych Fest à travers le monde (Australie, Chicago etc) donc c’était pour sortir de cette mode. C’est aussi pour mettre une marque  sur le festival car l’Austin Psych Fest est le premier à avoir lancé ce mouvement.

Le teaser de l’édition 2015

Après Austin Angers Music, on retrouve cette année Austin Angers Cinema, Austin Angers Food & Wine, Austin Angers Tech. Tu peux nous en dire plus ?

Tout est regroupé sous une même étiquette qui s’appelle Austin Angers Creative qui est une entité gérant la relation entre les deux villes d’un point de vue créatif (tout ce qui va être industrie culturelle et créative). Ces noms représentent donc les sujets traités par le jumelage, qui seront au cœur du festival. D’autres viendront un peu plus tard…

D’ailleurs, le Levitation en est à sa troisième édition. Vos attentes ont évolué avec le temps ?

La première année, on attendait de voir comment les gens allaient réagir. On a constaté que ce festival drainait un public assez peu local, c’est-à-dire que les gens venaient à Angers spécialement pour le festival. On espérait également que ça soit complet, et que bien entendu tout se passe bien. La deuxième année, on se demandait surtout si le public allait se renouveler, si l’on pouvait pérenniser ce festival. Lorsque l’on a constaté que l’on était complet plus rapidement, et qu’il y avait plus de monde qu’à la première, ça a été satisfaisant. Maintenant, l’enjeu est de savoir si c’est un évènement qui va durer ou non. Visiblement, il semblerait que oui.

La playlist réalisée pour le festival par Anton Newcombe

Qui vient au Levitation ? Il y a un public type pour le festival ?

Non il n’y a pas vraiment de public type. Pour les Angevins, c’est quand même plus simple car ils sont à côté. Ensuite, il y a deux versions de gens qui viennent de plus loin : ceux qui sont là uniquement pour la programmation? donc les férus du psyché qui veulent voir tous les groupes en même temps. Et ceux qui viennent pour l’expérience, pour le moment, pour vivre un festival dans cette ville qui est plutôt cool.

Cette année il y a une grande nouveauté : la Austin Week. Pouvez-vous expliquer ce que c’est en quelques mots ?

Grâce au jumelage, beaucoup d’Angevins sont allés à Austin ces quatre dernières années mais ils ont ramené peu de contenu. Austin Week est né sur de ce constat. On voulait ramener ce contenu afin de montrer aux personnes qui n’avaient pas fait le déplacement de quoi était fait ce jumelage. On a donc fait une sélection de sujets emblématiques d’Austin, à savoir la musique, la cuisine, les nouvelles technologies, mais aussi le tatouage, le yoga et le ciné. On a construit des contenus autour de ces sujets avec des invités d’Austin qui viennent présenter leur métier. Il sosnt une quinzaine et seront présents pendant une semaine (la semaine précédant le Levitation, du 15 au 20septembre). Les deux chefs intervenants vont cuisiner pour les festivaliers de Levitation et il y aura aussi des séances de yoga au cœur de la ville et des séances de tatouage.

Comment se passe l’échange entre Austin et Angers ? Quel rôle le festival grand frère joue-t-il ?

C’est une seule et même marque. L’équipe d’Austin la détient, nous l’exploitons à Angers, mais l’univers artistique, la programmation, le web sont intégralement construits par les gens d’Austin donc c’est plutôt un clone qu’un grand frère, schématiquement. En agençant tout ça à Angers, le festival garde cette authenticité qui fait de lui non pas une copie ni un grand frère, mais une réplique.

The Melvins, Melody’s Echo Chamber, Wand… Et de l’autre côté de plus jeunes groupes comme The Blind Suns ou The Dead Mantra. Comment réalisez-vous la programmation ? Comment rencontrez-vous ces jeunes groupes ?

La programmation est faite de concert entre Rob, qui s‘occupe de la programmation d’Austin, Doudou et divers agents européens qui ont des groupes à disposition. Pour les jeunes découvertes, c’est à l’opportunité,  au hasard. En août dernier, le chanteur des Black Angels a rencontré un groupe sur la route l’a aimé puis l’a tout simplement suggéré. Sinon pour certains groupes, ils sont de chez nous et on les connaît sur scène.

Où en est la scène garage et psyché en France justement ?

Le terme psyché a été très utilisé par beaucoup de groupes. Avec les gens de Levitation à Austin, on a appris qu’il y avait une définition très large du mot psyché. On a découvert que ça englobait tout un univers artistique aussi bien musical que visuel et gastronomique, donc je dirais plus que l’avenir de la musique psyché en France tend vers l’ouverture de ce terme, avec un regard moins resserré sur le mot et plus focalisé sur la musique.

Des structures sont-elles consacrées à cette scène aujourd’hui ?

Bien sûr ! Certains font ça depuis toujours, avant même que l’on s’intéresse au mot psyché. L’agence Julie Tippex par exemple. Ce sont des gens comme ça qui ont un regard, une acuité, des structures solides présentes depuis longtemps. Toutes les scènes ont leur coup de projecteur à un moment donné et aujourd’hui, je pense que cette scène est mise en lumière.

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Comment sont perçus  les groupes psychés français à l’étranger ?

On programme des groupes français donc ils sont forcément écoutés à Austin et ça leur donne une belle visibilité. L’an dernier, au Levitation d’Austin, il y avait La Femme et Zombie Zombie. Le regard est plutôt positif, ils apprécient ce que les Français font, il y a un vrai engouement. Sans vouloir m’avancer, il y a des chances pour que l’on retrouve des groupes du Levitation angevin à Austin l’an prochain.

Un très bon souvenir du festival ? Un très mauvais ?

La première année, quand Alex des Black Angels est venu à Angers, il a visité la ville et c’était un bon souvenir parce que c’était la rencontre, le début de l’aventure. Ils ont été très touchés par Angers, il a halluciné sur la cuisine, le vin, le patrimoine etc.. Et lorsqu’il a visité les Tapisseries de l’Apocalypse (NDLR – Les Tapisseries de l’Apocalypse ou Apocalypse d’Angers est une représentations médiévale de l’Apocalypse de Jean), il a dit que le psychédélisme était né avec cette œuvre. Ça, c’est un super souvenir. Pour ce qui est du mauvais souvenir, nous n’en avons pas encore eu, on les redoute mais pour l’instant ça va.

Aujourd’hui, organiser un festival si spécifique dans une petite ville n’est-il pas trop difficile avec l’apparition chaque année de nouveaux événements musicaux ?

C’est aussi pour ça qu’on a élargi le spectre avec la Austin Week. Levitation à Angers, c’est l’unique branche de Levitation US en Europe donc ça rend les choses plus simples, il y a une forme d’exclusivité. Ce qui est intéressant, c’est la relation qu’Austin et Angers entretiennent : le fait que tous ces gens viennent faire découvrir cette partie du Texas dans une petite ville française, c’est assez unique.

Donc la Austin Week permet de découvrir Austin sans avoir à voyager ?

C’est exactement ça : pendant une semaine, Austin est à Angers et il n’y a pas besoin de prendre l’avion pour s’y rendre.

Le festival Levitation aura lieu à Angers les 18 et 19 septembre prochains.