Gagnez 10 jours d’enregistrement dans le meilleur studio de la Côte Basque

Dix jours d’enregistrement au studio Dop In récompenseront le lauréat «sosh aime les inRocKs lab» 2015. Rencontre avec Chloé Engelbach et Ken Ploquin, ses deux gardiens artistiques.

Dans la grande histoire du pèlerinage de la création musicale, il est un eldorado que chaque artiste rêve un jour de fouler : le studio d’enregistrement. N’échappant pas à ce lieu de dévotion incontournable, nos pèlerins mélomanes gagnants du prix du public «Sosh aime les inRocKs lab» 2015 auront ainsi la chance de faire leur premier pas d’artiste dans le Studio Drop In de Quicksilver à Saint-Jean de Luz.

Dix jours d’enregistrement au total dans un haut lieu de la création artistique 2.0 – sur-orné de matériels analogiques et numériques derniers cris – mais aussi et surtout situé sur la Côte basque, le plus beau spot de surf hexagonal. En plus de flirter avec l’excellence du Studio et la coolitude de la communauté de surfer qui incarne – planche sous le bras – cette belle région, nos finalistes gagneront en prime une résidence de 4 jours à l’Atabal de Biarritz.

Entre création musicale, bordure d’océan et sessions de surf, ce sont Chloé Engelbach(manager de label) et Ken Ploquin (directeur artistique) du Studio Drop In qui accueilleront le temps d’une parenthèse ensoleillée nos heureux gagnants. Rencontre avec ces deux personnalités incontournables de la scène musicale de la Côte basque.

Interview de Chloé Engelbach et Ken Ploquin

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est le Studio Drop In ?

Chloé Engelbach : C’est d’abord un studio d’enregistrement de haut vol, qui fait certainement partie des studios les mieux équipés en France. A l’origine, il s’agissait de créer un outil pour les marques du groupe. Quiksilver étant une marque avec une culture historique d’image et de son, le contenu vidéo est primordial, omniprésent et surtout indissociable  de la musique. De fait, nous voulions pouvoir agrémenter nos productions en totale indépendance, via la création notre propre musique mais aussi en travaillant avec des groupes et des artistes avec lesquels nous partageons des valeurs communes. Nous développons également des Partenariats avec les groupes (co-production / co-édition), toujours via cet échange de bon procédé. Eh oui, un studio à 500m de la plage de Guéthary, ça ne laisse jamais indifférent…

En votre qualité d’ingénieur son du label Studio Drop In, comment conseillez-vous les artistes qui viennent enregistrer artistiquement et techniquement ? 

Ken Ploquin : Je fais tout pour que l’ambiance dans le studio soit la plus détendue possible, il faut que les artistes se sentent chez eux et ne soient pas impressionnés par le studio. Après je mets à leur disposition mon expérience et mes petites astuces acquises au fil du temps pour leur faciliter le processus d’enregistrement et de création. Artistiquement, je ne suis pas le genre de producteur qui va transformer le groupe par un ajout de production ou d’arrangements, mon rôle est d’obtenir le meilleur de chaque artiste et de le mettre sur la bande, j’aime que l’enregistrement soit un instantané du groupe ou de l’artiste et pas un truc alambiqué qu’il ne pourra reproduire sur scène.

En votre qualité de manager du label Studio Drop In, comment conseillez-vous les artistes qui viennent enregistrer ? Comment les orientez-vous artistiquement et techniquement ?

Chloé Engelbach : Le Label est jeune, en train de se construire, notre stratégie est donc d’entourer les artistes avec des personnes qui peuvent leur apporter beaucoup, que ce soient d’autres artistes pour échanger leur point de vue de musiciens, de managers de groupes de longue date qui peuvent leur donner un avis de « terrain », d’attachés de presse pour leur développement et leur image par exemple (…) Pour ce qui est de l’artistique, même si le fait de baigner constamment dedans, nous donne bien évidemment un avis et un esprit critique et constructif, que nous partageons avec les artistes , pour autant nous ne sommes pas des « producteurs » dans le sens anglophone du terme. Nous collaborons avec de jeunes artistes en développement, que nous voyons se construire et parfois se révéler dans notre studio.

__ID-39--5-SOUS-CATEGORIES-STUDIO-equipement

Quelles sont les possibilités techniques qu’offre le Studio Drop In en particulier ? Finalement pourquoi celui-là plutôt qu’un autre ? 

Ken Ploquin : Le studio est le meilleur des deux mondes (analogique et numérique) avec un plateau étudié pour pouvoir enregistrer un groupe en live. Et puis surtout la situation, nous sommes quand même dans une très belle région et au bord de la mer !!!

C’est la première fois que le Studio Drop In s’associe au concours «Sosh aime les inRocKs lab», qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans l’aventure ?

Chloé Engelbach : On peut quasiment dire que Sosh est un partenaire historique de Quiksilver, puisque nous collaborons depuis sa création (avant c’était avec Orange). Nous sommes proche des équipes, composées par des personnes très cool et dynamiques. Nous avons organisé beaucoup d’événements et de concerts avec eux, notamment lors de nos évènements phares que sont le Roxy Jam (devenu Roxy Pro ) et Quiksilver Pro France (championnats du monde de surf). L’autre aspect qui nous a décidés, est le côté découvreur de talent, qui finalement correspond complètement à la volonté et l’ambition du Label, qui a été monté pour mettre en lumière et donner la chance à des groupes et des artistes liés à la marque, d’une manière ou d’un autre. On y voit là un superbe moyen de rencontrer et de découvrir des nouveautés en s’associant un tremplin qui fait de plus en plus parler de lui au fil des années.

Pouvez-vous nous expliquer comment vont se passer ces 10 jours d’enregistrement au Studio Drop In pour les gagnants du Prix du Public 

Ken Ploquin : En 10 jours, le temps est précieux, il vaut mieux faire moins de titres et les faires bien plutôt que d’enregistrer à tout prix le plus de morceaux possible et ne pas avoir le temps de finir. On commencera donc par la phase d’enregistrement qui pourra durer 6 jours et se réserver 4 jours pour le mix et le mastering.

264888_461499570563655_1493812805_n

Le gagnant du prix du public remporte également une résidence de jours à la salle Atabal de Biarritz. Pour ceux qui ne connaitraient pas, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est une résidence ?

Chloé Engelbach : Une résidence est le moyen pour un groupe en développement de se professionnaliser, puisqu’il s’agit de la mise à disposition de la scène d’une salle de concert et de toute son équipe technique (facade/retour/ lumière) pour répéter un live en conditions réelles, exceptée la présence du public. Travailler son jeu de scène, ses sons, ses enchainements, ses lights etc… en l’occurrence, avec la superbe équipe de la salle de l’Atabal à Biarritz.

Avez-vous des anecdotes atypiques d’enregistrements au Studio Drop in à nous raconter ? 

Ken Ploquin : Il y a plein d’anecdotes en studio mais une qui m’a bien fait rire : Une fois pendant que nous mixions un titre, au moment d’enregistrer le mix final, le gars me dit : donc la il ne faut plus parler. Il était persuadé que nous enregistrions ce qui sortait des enceintes.

Quels sont vos gouts musicaux ? Les artistes que vous écoutez en ce moment ?

Chloé Engelbach : Mon gros Kiff c’est l’électro . (Moomin, Mount Kimbie, David August, Slomi Aber, Cesar Merveille Dixon….) Toute la vague de musique expérimentale, soundscape et techno ambiante avec des artistes comme Andy Stott et son dernier album Faith in strangers qui a énormément contribué a la démocratisation du genre. Egalement les sorties successives d’Aphex Twin notamment avec Syro, ou encore le tout recent Computer Controlled Acoustic Instrument PT2 ou Richard D. Mais j’ai aussi un très fort penchant pour le rock cracra, Hanni el Khatib ou Allah Las.

__ID-33--5-STUDIO

Vous faites partie du jury du concours inRocKs lab 2015, quelles sont pour vous les qualités nécessaires aux candidats pour aller le plus loin possible dans le concours ?

Chloé Engelbach : Bon je me lance avec le top de la banalité: le talent en premier lieu, évidemment… Non, en fait, à mon sens, c’est très basique, la musique est faite pour générer quelque chose chez quelqu’un. En général une réaction, une émotion, un sentiment, un état etc… Donc pour moi les qualités requises c’est d’avoir en soi un quelque chose qui peut être le vecteur de cette réaction attendue : la sincérité et le naturel, l’univers artistique, les qualités scéniques, l’aura, la maîtrise de son instrument, la qualité  et l’intelligence  des compositions, une production bien fichue etc.. Finalement tout ce qui générera une réaction chez le public…Et c’est généralement lorsqu’un artiste cumule plusieurs de ces facettes, qu’on a la chance d’assister à un instant de magie et de se prend une grosse claque. Donc si j’ai un conseil : Mettez-nous des claques !!! (Rires)

Ce sont nos gagnants de l’année dernière, alors,  auriez-vous aimé voir les dandys retro de Feu ! Chatterton sur une planche de surf Quiksilver ?

Chloé Engelbach : Complètement ! Nous avons déjà les planches qui les attendent !

Pour vous inscrire au concours “Sosh aime les inRocKs lab” 2015, c’est jusqu’au 23 février prochain et c’est juste ici

Crédits photos : Vincent Monthiers et Frederic Egli

Les Open Mics 2015 des Inrocks , les infos

Du 12 mars au 16 avril, le lab repart sur les routes pour auditionner la crème de la scène francophone. Comment participer à ces open-mics ? y assister ? Pas de panique, on vous explique tout.

Crédit Laurent Malet – Open-Mic de Montpellier 2014 avec le groupe Nightbird

A l’occasion de la 12e édition du concours de découvertes musicales, le lab reprend sa quête, fouinant l’Internet et les salles de concert à la recherche de la perle rare. Dix auditions (dites “open-mics”) auront lieu sur le territoire hexagonal. Mode d’emploi.

Comment participer aux auditions 2015 ?

Il suffit de vous inscrire au concours 2015 en remplissant le formulaire suivant avant le 23 février. Un conseil : n’attendez pas le dernier moment, les places sont rares.

Comment assister aux auditions ?

Les auditions ont lieu en soirée et sur invitation, à retirer gratuitement sur Digitick, à partir du 26 février.

Comment trouver une audition près de chez vous ?

La rédaction du lab pré-sélectionne 10 groupes (maximum) par ville parmi tous les artistes inscrits au concours 2015. Chacun sera auditionné dans la ville la plus proche de son domicile. Voici les dates d’open-mics :

Jeudi 12 mars à la Bellevilloise (Paris)

Mercredi 18 mars à la Laiterie (Strasbourg) – présenté par “Les Scènes d’ici”
Jeudi 19 mars au Grand Mix (Tourcoing)

Mercredi 25 mars à l’IBoat (Bordeaux)
Jeudi 26 mars au RockStore (Montpellier)

Mercredi 1er avril au 106 (Rouen)
Jeudi 2 avril au Ferrailleur (Nantes)

Mercredi 8 avril au Transbordeur (Lyon)
Jeudi 9 avril au Cabaret Aléatoire (Marseille)

Jeudi 16 avril au Centre FGO Barbara (Paris)

Comment ça marche un open-mic ?

Devant un jury local, chaque artiste aura 20 minutes (installation comprise) pour proposer une représentation adaptée aux conditions spécifiques de ce format d’audition. Il est vivement conseillé aux artistes pré sélectionnés de revoir leur fiche technique et de l’adapter aux conditions de l’open-mic (propres à chaque salle). Le format acoustique pourra être privilégié.

Qui compose le jury de chaque open-mic ?

Ce jury est composé d’un ou de deux journaliste(s) inRocKs, d’un programmateur Radio Campus, d’un partenaire local de l’IRMA et d’un journaliste de presse régionale.

Quand est ce que les résultats des open-mics sont annoncés ?

Les résultats de la tournée d’open-mics sont tous annoncés en même temps : le mercredi 6 mai 2015, sur le site.

Combien d’artistes sont qualifiés ?

Quinze artistes seulement sont retenus à l’issue des auditions, ce sont les lauréats. Dans chaque ville auditionnée, le jury désigne au moins un lauréat. Dans une même ville, plusieurs lauréats peuvent être désignés – en fonction du niveau artistique.

Je ne peux pas participer à un open-mic car j’habite trop loin des villes auditionnées. Puis-je quand même présenter ma candidature ?

Si aucun open mic ne se déroule près de chez vous, pas de panique, n’hésitez pas à postuler en ligne : la rédaction écoute tous les projets et pourrait vous repêcher pour rejoindre la liste des 15 lauréats !

par  – Source Les Inrocks LAb

26.04.2014 : Walther Gallay, 1er album solo : Interview par France Net Infos

france net infos

 

 

Article original sur le site de France Net Infos

A l’honneur sur France Net Infos depuis plus d’une semaine, pour la sortie de son premier album solo, Walther Gallay n’en est pas à son premier essai.

L’artiste cultive en effet l’art du rock’n’roll depuis plus de 20 ans au sein de son groupe Café Bertrand. Il en a d’ailleurs baptisé ainsi, l’un des albums de son groupe, « L’Art Délicat du Rock’nroll », sorti en 2008. Auteur, compositeur, interprète, Walther Gallay a cotoyé les plus grands, AC/DC etDeep Purple pour n’en citer que quelques uns, mais aussiMano Solo, et on y reviendra d’ailleurs au cours de l’interview. Il a aussi joué sur de nombreux Festivals comme le Montreux Jazz Festival, mais aussi à l’Olympia, ou encore le Vélodrome de Marseille et même le Stade de France en juin 2009, où son groupe avait l’honneur de faire la première partie d’AC/DC. Si certains attrapent la grosse tête pour moins, Walther Gallay garde bien les pieds sur terre. Sûr, je l’ai rencontré, et l’homme est animé par une passion qui mérite le respect. Je garderai d’ailleurs longtemps en mémoire ce concert du 30 avril 2010 à Paris à l’Espace Kiron, où le groupe Café Bertrand se produisait dans le cadre du Live Chez Toi Tour, avec les groupes Subsonic et Dead Dog Cafe. Après un concert très chaleureux, le concert s’est poursuivi dans la rue jusqu’à deux heures du matin, où les fans rassemblés ont pu apprécier entre autre, une chouette reprise de Dirty Old Town, chanson écrite en 1949 par Ewan MacColl et devenue célèbre grâce aux Pogues et aux Dubliners. Alors forcément je ne peux m’empêcher de vous faire part du plaisir que j’ai à retrouver Walther Gallay sur France Net Infos, pour une interview, consacrée à son premier album solo.

Le premier album solo de Walther Gallay est un nouveau défi à cette vie d’artiste déjà bien remplie. On avait eu un aperçu y’a quelques années de ce que pouvait donner Walther Gallay en solo, avec le titre « Un Monde à Part » repris au final par Café Bertrand sur leur dernier album. Là ce sont 12 titres aux influences diverses que l’on découvre, allant du rock, en passant par la chanson française, le ska, le folk et le blues, voire la musique tsigane. Celle là même qui l’a bercé durant son enfance, grâce à son grand-père. On relève rapidement une vraie sensibilité dès le premier morceau ‘Bonheur Potentiel’, teinté d’électro. Les Stigmates d’une vie passée à errer sur les routes, confirme le talent d’un auteur compositeur interprète dont l’écriture et l’interprétation ont une importance majeure. A noter aussi de nombreuses collaborations sur l’album et pas des moindres…..

Sensible sur « Changer le Monde » aux accents blues, entraînant sur « Stigmates », rageur et très rock sur « Victoria », au final explosif, Walther Gallay surprend avec « N’importe quoi », un morceau ska et l’excellente et très touchante reprise de Stereophonics avec ‘In a Moment’.

Attaché à la langue de Molière, Walter Gallay est un artiste à classer entre Léo Ferré, Bertrand Cantat et Mano Solo, qui ne laissera personne indifférent. Je vous laisse en sa compagnie :

Salut Walther. Tu viens de sortir ton premier album solo, après plus de 20 ans de présence sur la scène rock au sein du groupe Café Bertrand. Cet album est le fruit de nombreux morceaux écrits au fil de ces années. Pourquoi ces morceaux ne seraient t’ils pas sortis sous le nom Café Bertrand ? Pour la plupart ce sont des écrits qui étaient déjà personnels et absolument pas voués à Café Bertrand, il y a une part d’intime que je ne me sentais pas de faire sur scène avec le groupe, de par leurs univers différents alors que CafB a une ligne décidément rock. J’écris depuis plus de 20 piges presque au quotidien et j’empile les cahiers depuis toujours, ces textes sont la résultante du mélange de plusieurs autres, c’est un album que je me devais d’assumer et je ne voulais surtout pas qu’on le confonde avec ce que je fais dans Cafb,il n’y aurait eu alors aucun intérêt à sortir ce disque. Par contre des titres comme Victoria ou In Nominé Patris faisaient partis des songs envisagées pour CafB mais les musiciens de l’époque ne trouvaient pas ça assez rock, c’était l’occasion de les graver sur sillons, un peu comme Un Monde à Part qui avait été mis aux oubliettes jusque 2010 et que la dernière mouture du groupe a brillamment joué et arrangé, il a terminé sur le dernier (« les mains dans l’encre ») du coup.

Est-ce qu’on peut dire qu’il y avait en toi une certaine frustration ? Ou plutôt un besoin de dévoiler des morceaux plus intimes ? J’ai toujours eu des frustrations, c’est sans doute ce qui me fait écrire mais je ne me sentais pas frustré pour autant ! Comment l’être alors qu’on arpente les scènes depuis 23 ans maintenant ? Un vrai besoin d’exulter certains passés très personnels, chaotiques pour la plupart. J’ai tenté de ne pas être aussi dark qu’avec CafB mais c’est décidément enfoui en moi, même si les thèmes sont plus « légers »  je ne bave pas devant un coucher de soleil, c’est malheureux mais c’est ce qui a fait sonner cet album comme ça.

Justement qu’est ce qui différencie le travail des morceaux de cet album avec un album de Café Bertrand ?Absolument tout ! Je me suis enfermé avec mon Home Studio et j’ai composé toutes les bases des instrumentaux, batteries, basse, guitare, violons, violoncelles, etc, ils ont été ensuite sublimés par les invités qui les ont joués mais je suis resté assez directif quant au résultat. Idem pour les textes et le chant, j’ai cherché, fouillé, tordu, ré arrangé, effacé, essayé. Tout était prêt à être enregistré une fois que j’avais l’idée finale en tête.

On retrouve des influences plus variés, allant du folk au blues en passant par le rock et même la musique gitane ou la chanson française, je pense notamment à Ferré. Comment se construit la couleur d’un morceau ? Je ne sais pas franchement comment on construit la couleur d’un titre. Je dirai que c’est soit le texte déjà écrit qui va inspirer une ambiance qui va être insufflée à la chanson, ou alors l’inverse (In Nominé Patris, Victoria, et les 2 électro composés eux par Kep Dany et N’importe Quoi par Michael Borcard), une musique me donne une idée de thème et j’adapte alors un texte dessus. Des influences variées car j’ai écouté de tout depuis tout gosse et puis c’était sympa de s’essayer sur d’autres styles que je ne prétends pas révolutionner, loin de moi cette prétention. Django Rheinardt m’accompagne depuis tout gosse, Mano Solo depuis jeune, le rock est toute ma vie, le blues est un jardin secret et l’électro un exercice que j’adore, tous les ingrédients étaient donc réunis pour un album éclectique. Les textes ont donné la couleur aux titres pour ceux qui ont été composés après la partie écriture des paroles.

Attachés au rock français, on retrouve sur l’album un titre en anglais avec « In a moment «, reprise de Stéréophonics. Pourquoi cette reprise ? Tout simplement parce que je suis un fan absolu de Kelly Jones depuis des années et que les paroles de ce titre convenaient à merveille au ressenti que j’avais, quand tu te regardes dans la glace et que tu ne peux pas voir ta gueule. Sur l’album, il est noté ironiquement « pardon au peuple anglais pour cette reprise », tout simplement aussi pour fermer la gueule à ceux qui rêvaient de l’ouvrir en me disant que je ne chante pas bien l’anglais. Tu sais, travailler avec Roger Glover amène toujours quelques jalousies, alors l’autodérision dans l’interprétation de cette chanson accompagnait l’humeur du moment et puis après le français, pour moi, c’est bien l’anglais qui permet le plus de moduler et d’insuffler une âme à un titre.

Je suppose que d’autres titres trainent dans tes tiroirs. Comment c’est opéré ce choix des 12 titres ? J’ai maquetté plus de 60 chansons, une 40ene avec des « voix témoins » (voix provisoires lors d’enregistrements studio) et finalement 10 ont été retenues, je voulais un album de cœur, du vrai, pas de l’esbroufe à la con et ce ne sont que des amis de très longue date qui jouent dessus, et c’est l’amour qu’ils ont mis dans ces titres, j’entends par là le besoin de répondre à une amitié sincère qui m’a convaincu que ces 12 titres étaient les bons. J’ai éliminé les chansons au fur et à mesure, avec l’aide de mon éditeur qui est un ami et me connait mieux que personne, lui aussi savait ce qui allait pouvoir être assumé sur album et sur scène dans un climat solo, nous tombions toujours d’accord, le choix fût donc assez facile en résumé.

On retrouve sur l’album la présence d’Alain Perusini, membre lui aussi de Café Bertrand. Cette présence était t’elle importante pour toi ? Alain opère comme bassiste de CafB depuis 10 ans et c’est sans nul doute mon meilleur ami. Mise à part la musique, humainement, ce mec m’a soutenu plus d’une fois, c’est un sage qui est plus qu’important pour moi ! Je n’envisageais nullement de jouer sans lui, il sera sur la tournée de l’album qui débute le 19 Septembre au Kfe Quoi. Outre le fait qu’il est, avec les autres CafB, le seul à pouvoir me supporter (rires) car aux antipodes de mes humeurs souvent colériques et à pouvoir m’amener là où il veut,il sait me prendre le bougre, c’est ça un vrai pote je pense. En plus de cette indéfectible amitié, Alain m’a aidé à produire cet album en me mettant le Studio Le Garage à dispo, ce qui m’a évité un cout certain, idem pour le mixage et le mastering car soyons clairs, ce mec a un niveau hors norme et c’est pas pour rien que nous avons fait mixer et masteriser aussi le dernier CafB chez lui, après Roger Glover qui avait mixé « L’art délicat du rock and roll », il ne pouvait y avoir que lui, le bassiste pourpre confirme !

 Pourquoi ce titre : Stigmates ? Parce que tous les textes de cet album sont extraits de périodes qui ont laissé des traces indélébiles chez moi, la came, le désamour, la solitude ou encore la remise en question.

Avec « Histoires de gamins » on ne peut s’empêchera de penser à Mano Solo. L’avais tu rencontré ? Qu’est ce qu’il représente pour toi ? Heureusement car ce titre est un hommage à Mano Solo ! J’ai allusionné le texte en incluant « 10 ans du matin » par exemple qui était un de mes titres préférés. Oui j’ai rencontré Mano, il était venu voir jouer Café Bertrand à la Péniche Alternative en 2005 je crois, il avait été intrigué par une chanson qui s’appelait les Frères Misère, le même patronyme qu’un groupe qu’il avait monté quelques années avant. Nous avions pas mal de points communs dans nos parcours, on a parlé jusqu’à 6 ans du matin

Quels sont tes projets solos ? Des concerts à venir ? Bien sûr cet album va être défendu sur scène à partir de Septembre, en parallèle de CafB qui prépare son 5eme album et une nouvelle tournée que nous allons peaufiner cet été en résidence. La 1ere date est le Vendredi 19 Septembre dans le nouveau Kfe Quoi, « chez moi », à Forcalquier, Z.A Les Chalus. 10 des invités de l’album seront présents, Carl Wyatt, les CafB, Michael Borcard (mon ami suisse responsable des cuivres de l’album),Jean-Paul Avellaneda (chanteur et guitariste de Mercy qui a composé les guitares de Changer le Monde), son fils Stéphane à la batterie si il n’est pas en tournée avec Ana Popovic, en ce cas un autre batteur est prévu. Bref, 10 gaillards sur scène pour 1 heure et demie de grand plaisir c’est à n’en point douter ! Stigmates sera joué sur Paris, Grenoble, Lyon, Genève, etc. En tournée, comme tous les projets que je défends puisque ma vie est sur scène et nulle part ailleurs.

Avec la présence d’Alain Perusini les concerts solos ne risquent t’ils pas de se jouer plus version Café Bertrand ? Comment garder cette couleur plus personnelle que tu as créée ? Alain est un musicien professionnel, il a joué avec des mecs pas possible (Jermaine Jackon entre autre) et crois-moi il sait gérer sa basse comme personne. L’album sonnera plus live sur scène mais la combinaison complexe de certains arrangements obligeront à les jouer tels quels et je ne me fais aucun soucis. Ce sera plutôt à moi au chant et à la gratte de me rappeler que je ne suis pas sur scène avec CafB et mes potes seront là pour m’épauler, le Sioux en fait partie !

On retrouve de nombreuses collaborations avec entre autres des membres de Deep Purple. Je suppose qu’il y a un gros travail derrière. Combien de temps pour enregistrer un tel album ? Rien du tout ! J’étais avec Roger Glover au Zénith de Paris 2 mois avant, il avait 3 jours de libre entre la fin de la tournée Deep Purple 2013 et d’autres obligations, nous avons enregistré ce titre en 1 jour pour la basse, c’est quand même R.Glover ! Pour Don Airey, idem, ce mec est une légende et un clavier extraordinaire. Il m’a envoyé ses pistes par le net ce coup-ci et sinon Alain a mixé tout ça. Pour Stéphane Avellaneda, on a enregistré toutes les batteries de l’album en deux fois, en Aout et Déc 2013, chez son père Jean-Paul qui a un Studio (AVS à Oraison), donc pas de soucis de ce côté-là non plus. En fait, tout le monde a speedé, ce sont des amis encore une fois, ils connaissent mon impatience légendaire (rires) et même Christophe Graciet, mon frangin harmoniciste qui était en train d’enregistrer un plan avec The Hyènes a prit le temps, ils ont tous envoyé sévère et rapide, un vrai bonheur. Il est à noter que je voulais sortir cet album le jour de mes 43 ans, chiffre qui me suit depuis tout petit (même le logo de Cafb était confondu avec un 43, l’album fait 43 mns, et ce même chiffre est caché quelque part dans le livret de l’album), j’ai donc stressé tout le monde pour ne pas subir le moindre retard. En tout on a mis 10 mois de l’écriture au mastering de cet album. Je l’ai débuté le 9 Mars 2013 et terminé en Décembre 2013. Et quand on est suivi par des mecs comme je le suis avec les guest de Stigmates, crois-moi c’est que du bonheur, un travail énorme cela va de soi, mais comme dans tous les métiers après tout, chacun sa croix, moi elle est en là. Je remercie d’ailleurs tous les studios qui m’ont aidé dans cette tâche, Magic Studio à Valence, Le Glover’s Studio, Le Garage Studio et enfin EVS Studio.

L’artiste solo ne risque t’il pas de nuire à Café Bertrand ? Je ne l’espère pas et je ne pense pas honnêtement. Je ne peux rivaliser avec le charisme qu’a CafB sur scène et ce sont deux mondes complètement différents. Bien sûr beaucoup de fans de Café Bertrand ont acheté Stigmates curieux de voir ce que je pouvais donner en solo et finalement adorent, ce n’est pas pour autant qu’ils arrêteront d’aller voir le groupe en live. Pour l’instant, celui qui doit faire ses preuves sur scène c’est moi avec ce projet. CafB voit tomber les groupes les uns après les autres et existe depuis 23 ans, sans qu’il n’y ait jamais eu une seule année sans concert, je ne me fais aucun soucis pour le band qui est mon bébé, ma vie et devrait encore faire parler de lui prochainement !

On sent en toi une culture rock toujours très présente. Pourtant les choses n’évoluent pas spécialement dans le bon sens du terme en matière de création musicale. Comment garder l’envie ? C’est malheureux à dire mais il ne faut déjà surtout pas tout mélanger. J’ai la chance d’être d’une génération qui a connu l’explosion du rock alternatif dans les années 90 et j’écoute du rock anglais, parce que le rock est anglais, depuis toujours et je n’écoute jamais les radios type NRJ ou autres daubes qui passent de la musique pour midinette, étiquetée rock alors que c’est de la pop mielleuse, et parce qu’il y a des majors au cul qui abreuvent les stations d’argent et de passe-droits, tout ce que je déteste ! Et je ne me sens pas concerné par ça, il n’est pas difficile de faire du rock, par contre, il est viscéral d’être rock, et là, ce n’est pas la même, ça se travaille sur le long terme 😉

Peux-tu nous évoquer cette rencontre avec Deep Purple et comment est née cette amitié ? J’ai rencontré Deep Purple en Nov 2066 alors que Café Bertrand jouait ses 1eres dates en première partie. Les premières dates, je suis resté très cool, je ne voulais pas faire le fan de base qui leur colle aux baskets et c’est sur la fin de la 1ere tournée que j’ai filé un article de Aout 1967 à Roger Glover, un article qui parlait de son 1er groupe, là,on a bu quelques verres ensemble.

C’est en 2007, quand Deep Purple a demandé à avoir CafB encore en ouverture et c’est après un show que Roger m’a demandé de venir dans sa loge. Il m’a alors invité à chanter sur son album solo « if life was esay » qui était encore en projet à l’époque, et là, on a échangé nos téléphones et mails et nous sommes restés en relation depuis. Il faut dire que Deep Purple adore CafB (pour nous imposer sur 40 dates il vaut mieux lol) et depuis les toutes premières dates, Roger Glover et Don Airey étaient sur scène quand on jouait et nous filmait, nous applaudissait, bref, gros soutien des pourpres !

Et c’est enfin à Metz, après un zénith toujours, que Roger est venu dans notre tour bus, on a piolé jusqu’à point d’heure dans un rade de l’Est et là il m’a proposé de mixer « L’art délicat du rock and roll ». Depuis, j’ai enregistré le titre « when the day is done » chez Roger en Oct 2009, son album est sorti le 11 Juillet 2012, il a aussi jouer la basse sur « des cris » du dernier album de Café Bertrand et enfin sur mon solo (Changer le Monde) que nous avons enregistré en Déc 2013.

C’est une vraie amitié, nous sommes souvent en contact, et c’est devenu mon pote, je finis toutes les dates de DP avec lui à chaque fois, on s’évade des zéniths et on se retrouve comme des vrais potos, autour d’une bière, « have a good time and some drinks together ». Roger est un peu mon mentor. Ce qui est dur depuis 4 années c’est que Deep Purple demande CafB en première partie, ils ont eu un vrai coup de foudre et j’espère que leur demande sera entendue si DP cale des zéniths en France et si le promoteur France (Gérard Drouot qui nous a beaucoup aidé est d’accord aussi. Qui vivra verra !

Merci pour ce petit entretien. Que peut-on te souhaiter ? Un dernier mot ? Bonne chance suffira. Oui un mot sur l’album toujours, le 7eme titre « Presque Mort » est dédié à Dominique Landoni, ex guitariste de CafB qui nous a quittés en Sept dernier et je lui dédie aussi cet album, comme à Lydie Houdin et à quelques autres farfadets et fées qui m’ont accompagnés et m’accompagnent toujours, partout. Merci à la presse indépendante, Francofans, Vibration Clandestine etc pour leur accueil immédiat et leur soutien gratuit, ce qui est de plus en plus rare, un chroniqueur qui écoute un disque, en lit le livret et sait parler de chaque morceau en te faisant une vraie chronique sans demander 500 boules pour un encart, ça a le mérite d’être salué !

Merci à  France Net Infos également.

Albums : Stigmates

Titres : Bonheur Potentiel – Changer le Monde – Histoires de Gamins – Stigmates – Victoria – Y’a des Gens – Presque Mort – N’importe quoi – Passé par là – Les Âmes en Fougues – In Nominé Patris  – In a Moment –

 Par Guillaume Joubert – Source FNI

Café Bertrand Groupe du Mois (mars 2013) pour la 2eme fois en 2013

Café Bertrand Groupe du Mois (mars 2013) pour la 2eme fois en 2013

Café Bertrand est un habitué de Zikannuaire et les fans (communément appelés les Cafteurs) de CAFB ne s’y trompent pas. Aussi c’est grâce aux votes de tous et toutes que Café Bertrand se retrouve Groupe du Mois pour la 2eme fois cette année, la 1ere étant en Janvier 2013.

Le groupe va donc être diffusés par pas mal de radios encore pendant un mois et nous tenions à remercier tous ceux qui nous soutiennent aussi ardemment !!

Vous pouvez consulter la fiche du groupe avec la dernière itw en ligne, en cliquant ICI

Walth / Nico / Alain et Yuri

Les Rolling Stones : meilleur groupe live aux NME Awards

Les quatre membres du groupe anglais ont reçu la récompense du meilleur groupe live lors des NME Awards.

Les Rolling Stones ont fêté fin 2012 leurs 50 ans de carrière et continuent de recevoir des récompenses. Le groupe anglais s’est ainsi vu décerner le prix du meilleur groupe live lors des NME Awards, organisés par le magazine anglais éponyme, dans la soirée du mercredi 27 février à Londres. Les Rolling Stones ont donc reçu la récompense des NME Awards au majeur levé, qui met en avant leurs prestations lors de leur retour live en novembre et décembre derniers, dans le cadre de leur tournée anniversaire « 50 and Counting ».

Le groupe a également reçu la récompense de la meilleure musique de film, grâce à son titre « Crossfire Hurricane », qui apparaît dans le documentaire du même nom paru début janvier et qui retrace la carrière du groupe. C’est Ronnie Wood qui est reparti avec les deux statuettes en main, après être monté sur scène pour les remerciements.

source : http://www.musicactu.com