Rage Against the Machine, Public Enemy et Cypress Hill forment Prophets of Rage

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Le mystère entourant “Prophets of Rage” a été levé. Il s’agirait non pas de la reformation de Rage Against The Machine, mais d’un nouveau super-groupe avec des membres de RATM, de Public Enemy et de Cypress Hill.

 

On en sait plus sur le mystérieux groupe “Prophets of Rage”. Après le lancement du site internet éponyme le 17 mai, et sa promotion par les réseaux sociaux de Rage Against The Machine – en stand-by depuis 2011 -, beaucoup ont cru – et espéré très fort (nous y compris) – à la reformation du groupe. La réalité est un peu plus complexe.

D’après les informations de Billboard, il s’agirait d’un super-groupe réunissant les trois-quarts de RATM – le guitariste Tom Morello, le bassiste Tim Commerford et le batteur Brad Wilk -, Chuck-D de Public Enemy, et B-Real de Cypress Hill.

Un super-groupe hybride 

Le nom de cette nouvelle formation hybride, Prophets of Rage, est une référence à un titre de Public Enemy sur l’album It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back (1988). Chuck-D avait d’ailleurs laissé des indices sur son lien avec ce nouveau projet en publiant sur Twitter des vidéos de live de RATM.

Le charismatique chanteur de RATM, Zack de la Rocha, ne sera donc pas de la partie. On l’avait pourtant vu récemment dans un titre de Run The Jewels.

Les Prophets of Rage donneront leur premier concert le 3 juin au Hollywood Palladium. Ils se rendront également au Whisky a Go Go de Los Angeles – la ville dans laquelle RATM a explosé à la face du monde en 1992, dans un contexte post-émeutes raciales. “The party is over”, comme l’annoncent les affiches de teasing du nouveau groupe, aussi diffusées sous le hashtag galvanisant “#TakeThePowerBack”.

 

Source les inroks #MatthieuDejean

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La programmation de Coachella 2016, enfin dévoilée

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Et comme d’habitude, elle est monstrueuse.

Après l’annonce, par des moyens détournés, des reformations événements de LCD Soundsystem et Guns N’ Roses, Coachella confirme le retour des deux groupes mythiques en dévoilant la totalité de sa programmation 2016. Du 15 au 17 puis du 22 au 24 avril prochains à Indio (le festival californien se déroule sur deux week ends consécutifs depuis quelques années), les chanceux sur place pourront profiter de M83, Foals, Christine And The Queens, Disclosure, Nina Kraviz, Major Lazer, A$AP Rocky, Grimes, The Last Shadow Puppets, Flume ou encore Beach House, parmi d’autres grands noms.

Côté révélations récentes, on pourra compter sur les prestations de Courtney Barnett, Bob Moses, Lapsley, Mbongwana Star, Sophie, Algiers, Claptone… Mais le mieux est encore de s’abimer les yeux en fouillant sur l’affiche, dont la composition bordélique est désormais bien connue (voir plus bas)

 

Et pour ceux que ça intéresse plus en détail, les infos sur les pass se trouvent sur le site de Coachella.

Source Les Inrocks par par

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BAZR Festival: teaser et programmation d’un festival dédié aux arts

Entre concerts, dj sets, expositions et vernissages, le BAZR Festival animera la période de l’Avant à Sète du 10 au 13 décembre prochain.

Organisé par le collectif Unaenime, le BAZR Festival se tiendra du 10 au 13 décembre à Sète. Un évènement qui met en avant autant l’electro que la pop, le rock que la techno. À l’affiche, de nombreux artistes tels que Linstrøm, Minuit, Pional, Zombie Zombie ou encore Etienne Jaumet en dj set.

Outre les concerts, le BAZR prêtera également le terrain à une grande exposition, baptisée Cambriolage qui rassemblera une cinquantaine d’artistes et éditeurs internationaux parmi lesquels Morgan Navarro, Atelier Bingo, Yuichi Yokoyama, Asso L’Articho & Les Requins Marteaux Éditions. Du dessin contemporain à la micro édition, de la bande-dessinée à la photographie ou les arts contemporains et décoratifs, ce vernissage se consacrera au multiple et à l’édition, soit les types de productions économiques de l’art.

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Romain et Florent Bodart, la fraternité musicale
Rencontre avec deux frères autodidactes, dont les compositions électroniques ont su émouvoir le jury Audi talents awards dans la catégorie Musique à l’image.
en partenariat avec Audi talent awards

Toutes les infos sont à retrouver sur le site du festival.

Source LES INROCKS par

John Oliver : “Si vous faites la guerre à la culture et au style de vie français, je vous souhaite bonne chance”

Au début de son show Last Week Tonight sur HBO ce dimanche, John Oliver a consacré son monologue aux attentats qui se sont déroulés à Paris ce vendredi. Le présentateur a déclaré profiter d’être sur une chaîne payante pour, “après un moment de silence nécessaire, offrir quelques instants d’obscénités”. Il s’est alors lancé dans une tirade adressée aux auteurs des attaques de vendredi : “ces attaques ont été perpétrées par des immenses trous du cul […] qui travaillent avec des trous du cul encore plus grands pour  défendre une idéologie de pur trou du cul.”

Avant de poursuivre, nous arrachant presque un sourire : “Si vous faites la guerre à la culture et au style de vie français, franchement bonne chance, parce que allez-y, sortez votre idéologie vouée à l’échec : ils vous sortiront Jean-Paul Sartre, Édith Piaf, du bon vin, les Gauloises blondes, Camus, du camembert, des madeleines, des macarons, Marcel Proust et ces putains de choux à la crème. Vous êtes foutus.”

 

Voir la vidéo (intégration interdite, suivez donc le lien !) >

Le musicien Ibrahim Maalouf “Fiché” par Interpol et retenu deux heures Gare du Nord

“Fiché” par Interpol et retenu deux heures Gare du Nord, le musicien Ibrahim Maalouf s’exprime

18/11/2015
Ibrahim Maalouf sur scène en 2012 (@ Eric Gaillard/Reuters)

Mardi, le trompettiste français devait se rendre à Londres pour y donner un concert mais il a été retenu deux heures en gare du Nord. L’occasion pour lui d’apprendre qu’il était “fiché” par Interpol.

Pour le média en ligne Clique, Ibrahim Maalouf est revenu en détail sur sa mésaventure du mardi 17 novembre. Au lendemain de son hommagerendu aux victimes sur le plateau du Grand Journal de Canal+, le musicien était attendu pour une journée de promotion ponctuée par un concert en compagnie de Manu Katché au Barbican Center.

“Interpol positif”

Mais lorsqu’il est arrivé en gare du Nord, le trompettiste né à Beyrouth n’a pas pu rejoindre le quai où l’attendait son Eurostar :

“J’ai été retenu par la police à la Gare du Nord. Il était indiqué sur leur ordinateur que mon passeport était signalé “Interpol positif”. Ils me l’ont confisqué et m’ont interrogé. J’ai raté deux trains supplémentaires, et annulé toute la journée de promotion que je devais faire à Londres. Puis, j’ai été relâché. J’avais ma carte d’identité sur moi, j’ai donc pu monter dans un train. Une fois assis, j’ai été rejoint par trois agents de la Douane qui m’ont demandé de descendre. J’ai refusé et nous avons eu une explication musclée car je n’avais rien à me reprocher. En fait, ils avaient mal pris le fait qu’un article du Parisien, publié quelques minutes plus tôt, relate ma mésaventure en disant que la douane m’avait arrêté, sur la base de ce que j’avais raconté sur mon compte Facebook personnel.”

Sur le post Facebook (effacé depuis) Ibrahim Maalouf ne mentionnait pas la douane mais la police. L’erreur d’interprétation relayée par le Parisien a valu un “échange musclé” au musicien qui n’a pas hésité à menacer les agents de revenir sur l’incident en longueur dans la presse. Dans l’interview mise en ligne par Clique dans la journée de mercredi, le trompettiste se réjouit d’être arrivé juste à l’heure pour son concert. Même s’il n’oublie pas de rappeler les dangers et les dérives liées à la panique et à la terreur : “Je pense qu’il y a, depuis la promulgation de l’état d’urgence, des procédés qui doivent dépasser les surveillances habituelles. Et là, je ne suis qu’un dommage collatéral insignifiant.”

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“Il faut assurer notre sécurité mais sans abus”

Le musicien, dont le passeport a été confisqué mardi, avoue ne pas saisir grand-chose au statut de “Interpol Positif”. Pas plus qu’il ne comprend la cause ou les conséquences de ce fichage sur le plan juridique :

“Un terroriste fiché positif par Interpol sera automatiquement appréhendé à la frontière. Je l’ai appris à ce moment là. Je n’ai pas de temps à perdre avec ça. Je ne souhaitais pas en parler à la presse, ni même à des avocats. Mais exceptionnellement, je vous en parle parce que je trouve qu’il faut assurer notre sécurité mais sans abus. Et c’est bien que la police comme la douane soient au courant qu’on les surveille aussi, et qu’ils doivent être vigilants. […] Je pense simplement que je risque régulièrement d’être interrogé. Je répondrai. Tant que ça reste courtois, il n’y a pas de soucis. Ce qui m’embête c’est que je vais devoir partir deux heures plus tôt à chaque fois, par crainte d’être interrogé et retenu… Je ne peux pas manquer mes concerts à chaque fois qu’un agent de police  ou un douanier fait du zèle… ”

S’il ne tient pas trop à s’épancher dans la presse en dehors de l’entretien, Ibrahim Maalouf se dit conscient que les forces de l’ordre doivent faire leur travail. Mais sans abuser de leur pouvoir :

“Chacun doit faire son travail consciencieusement, mais là, cela s’appelle de l’abus de pouvoir. J’aurais pu porter plainte si jamais ils m’avaient fait sortir du train de force. J’aurais été contraint d’annuler mon concert, il aurait fallu rembourser deux mille personnes, dédommager les organisateurs du festival et ça représente beaucoup d’argent. Heureusement, ils ont eu la présence d’esprit de réaliser l’absurdité de la situation et m’ont laissé partir. Des agents moins ‘intelligents’, auraient pu dépasser les bornes, et là ça se serait beaucoup moins bien passé.”

>> Vous pouvez lire l’entretien intégral en suivant ce clic

Portrait de Julia Holter, la conteuse pop qui s’apprête à illuminer la fin d’année

Adepte des albums concepts, l’Américaine de 30 ans est un OVNI sur la scène de Los Angeles. Compositrice avant d’être interprète, narratrice autant que chanteuse, elle écrit des poèmes qu’elle expérimente ensuite en chansons, à l’image de son quatrième album “Have You In My Wilderness” qui sort à la fin du mois.

Depuis la sortie de son premier album Tragedy en 2011, on essaie tant bien que mal de comprendre ce que Julia Holter cherche à produire. Expérimentations électroniques, pop décousue et instruments traditionnels : chaque nouvel album de Julia Holter est le contre-pied du précédent, notamment grâce à leurs concepts déroutants. L’arrivée de son nouveau disque Have You In My Wilderness, prévu pour le 25 septembre, est l’occasion rêvée de revenir sur les débuts de la Californienne de 30 ans dont la créativité débordante explose sur son nouveau single, Sea Calls Me Home.

Déjà quatre albums en cinq ans

Du théâtre antique d’Euripide, à une nouvelle de Colette, en passant par la poésie de Frank O’Hara, ce sont des thématiques précises et pointues qui accouchent à chaque fois d’un album différent. Celle qui se considère plus comme une conteuse qu’une simple chanteuse sembler préférer mettre en musique un roman que son autobiographie : l’Américaine s’invente des personnages, des univers auxquels elle s’attache à donner vie, dans un esprit presque cinématographique. En 2013 elle déclarait ainsi à The Fader :

Je suis essentiellement dans la création des films qui sont des albums, par opposition aux albums qui ressemblent aux bandes originales de films.”

Très productive en solo (quatre albums en cinq ans), on ne compte également plus ses nombreuses collaborations : Linda Perhacs, Michael Pisaro ou encore Nite Jewel en 2013. Cette année, Julia Holter a par ailleurs glissé sa voix sur le nouvel album de Ducktails, le très baroque St. Catherine. Elle a également rejoint le “super groupe” Terepa aux côtés de Laurel Halo, Lucrecia Dalt et Rashad Becker qui a sorti un premier EP cet été.

De Los Angeles à la Grèce Antique

L’artiste a grandi à Los Angeles dans un contexte favorable à sa formation artistique. Sa mère est une historienne et académicienne renommée de l’université de Californie du Sud, son père est également musicien et aurait une fois joué de la guitare pour Pete Seeger. Dès l’âge de huit ans, Julia suit une formation classique au piano, mais au fond d’elle s’imagine déjà jouer le répertoire de Joni Mitchell. Ses goûts vont du folk à la pop. Dans un entretien avec Clash, elle cite notamment Steely Dan, The Travelling Wilburys, Bob Dylan ou encore Billie Holliday au moment d’évoquer ses passions pré-adolescentes.

Julia Holter commence à chanter au lycée mais n’appréciant pas sa voix, elle se replie rapidement sur la composition. Ses premiers travaux sont d’ailleurs dénués de toutes paroles, elle débute alors en coulisse, composant pour d’autres artistes et s’imaginant écrire des albums sans avoir l’intention de les interpréter.

C’est pour étudier l’art de la composition que l’Américaine entre à la fameuse école CalArts (California Institute of Arts), créée en 1961 par Walt Disney. Élève introvertie, elle y trouve pourtant sa place puisque l’établissement lui laisse le temps et la possibilité de travailler seule sur ses projets sans lui imposer de collaborateur ni de route à suivre. Cet apprentissage particulier, proposé dès l’origine par CalArts pour former les futures virtuoses des studios Disney, lui permet de développer une palette musicale allant autant du néo-classique aux expérimentations électroniques.

Après la composition, elle finit par s’attacher à l’écriture, et étudie la poésie en se disant que c’est ainsi qu’elle va parvenir à écrire ses premiers textes. Elle tente d’abord d’adapter des poèmes de Frank O’Hara en chansons, puis elle écrit ses propres poèmes et au fil du temps, parvient à les combiner avec ses compositions. La Californienne reprend alors le chant avec plus d’assurance et sort ainsi son tout premier EP Eating The Stars 2007, puis participe à une première compilation l’année suivante.

Toujours soucieuse de produire l’oeuvre la plus personnelle possible, la multi-instrumentaliste enregistre ses deux premiers albums solo Tragedy et Ekstasis (2012) seule, chez elle, dans sa propre chambre, avec un minimalisme déroutant. Réalisés et sortis dans un intervalle de temps très court, ils ont la Grèce Antique comme thématique commune.

“Ce sont deux sœurs adoptives expliquait-elle il y a deux ans à Clash. Je les ai écrit en même temps, mais je ne les considère pas moins comme deux projets distincts.”

 Elle pose ainsi les solides fondations d’un univers art-pop qui ne va pas cesser d’évoluer au fil du temps.

Une rencontre qui change tout

En 2013 Julia Holter décide de donner à sa musique une autre stature en envoyant les démos de son troisième disque Loud City Song au producteur Cole M. Greif-Neill (comparse d’Ariel Pink dans Haunted Graffiti). Le disque est donc cette fois-ci produit en studio, où Julia Holter enregistre pour la première fois des arrangements avec d’autres musiciens. Loud City Song est un album concept imaginé autour d’une nouvelle, Gigi, qui a été écrite par Colette en 1944, puis ensuite adaptée en film et en comédie musicale. La jeune américaine fait elle le choix de transposer le récit dans le Los Angeles contemporain, au lieu du Paris de la première moitié du 20e siècle.

De nouvelles thématiques sont également à prévoir pour son quatrième album Have You In My Wilderness où Julia Holter se distingue “autant par le chant que le storytelling” explique-t-elle à Fact Mag. Mais cette fois-ci, la Californienne semble avoir vu le choses en grand, à l’image du premier extrait révélé cet été, Feel You : elle a presque entièrement délaissé son home studio pour une nouvelle collaboration avec Cole M. Greif-Neill, qui s’annonce encore plus spectaculaire, mais sans pour autant tomber dans la grandiloquence.

Julia Holter se produira au New Morning à Paris le 16 Novembre.
Album Have You In My Wilderness le 25 septembre chez Domino