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Propos islamophobes: Rock en Seine annule le concert des Eagles of Death Metal

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Jesse Hugues, le chanteur de Eagles of Death Metal a tenu des propos qui ont déplu à l’organisation de deux festivals français.(AFP / JOEL SAGET)

Les festivals Rock en Seine et Cabaret Vert n’ont pas du tout apprécié les propos anti-musulmans de Jesse Hugues, chanteur des Eagles of Death Metal, groupe présent au Bataclan le 13 novembre dernier. Ils ont annulé leurs concerts.

Ils se sont dit « en désaccord total avec les récents propos tenus parJesse Hugues« . Les équipes dirigeantes des festivals Cabaret Vert (à Charleville-Mézières) et Rock en Seine (à Paris) ont annoncé ce vendredi, dans un communiqué, qu’ils annulaient les concerts du groupe Eagles of Death Metal, « qui étaient prévus cet été ».

Samedi dernier, alors qu’il est interviewé par le site conservateur américain Taki’s Magazine, le chanteur explique clairement que l’islam est une « idéologie » qui pose problème. Il fait également, comme déjà auparavant, un rapprochement entre les équipes chargées de la sécurité du Bataclan et les terroristes qui ont frappé la salle de concert le soir du 13 novembre, alors que son groupe était sur scène.

Jesse Hugues, défini par ce site comme islamophobe, affirme qu’il a croisé l’un des terroristes « plus tôt dans la journée » du 13 novembre.

« J’ai déjà eu des problèmes pour ces propos »

« J’ai remarqué qu’il nous fixait », ajoute-t-il. « On ne peut pas nier que les terroristes étaient déjà à l’intérieur (du Bataclan, Ndlr), et ils ont bien dû entrer d’une façon ou d’une autre », lance aussi le chanteur. « Pendant la fusillade, je suis sorti et la porte derrière la scène était ouverte. Comment cela a pu se produire? », affirme-t-il aussi, accusant de fait les agents de sécurité de la salle de complicité avec le commando terroriste.

« J’ai déjà eu des problèmes pour ces propos », souligne encore Jesse Hugues, qui n’a pourtant pas hésité à récidiver. En février et en mars dernier, il avait déjà mis en cause la sécurité du Bataclan, dans des interviews livrées à Vanity Fair et Fox Business et avait été sommé de s’excuser.

Source L’Express

John Oliver : “Si vous faites la guerre à la culture et au style de vie français, je vous souhaite bonne chance”

Au début de son show Last Week Tonight sur HBO ce dimanche, John Oliver a consacré son monologue aux attentats qui se sont déroulés à Paris ce vendredi. Le présentateur a déclaré profiter d’être sur une chaîne payante pour, “après un moment de silence nécessaire, offrir quelques instants d’obscénités”. Il s’est alors lancé dans une tirade adressée aux auteurs des attaques de vendredi : “ces attaques ont été perpétrées par des immenses trous du cul […] qui travaillent avec des trous du cul encore plus grands pour  défendre une idéologie de pur trou du cul.”

Avant de poursuivre, nous arrachant presque un sourire : “Si vous faites la guerre à la culture et au style de vie français, franchement bonne chance, parce que allez-y, sortez votre idéologie vouée à l’échec : ils vous sortiront Jean-Paul Sartre, Édith Piaf, du bon vin, les Gauloises blondes, Camus, du camembert, des madeleines, des macarons, Marcel Proust et ces putains de choux à la crème. Vous êtes foutus.”

 

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« Charlie Hebdo »: les ventes du « Traité sur la tolérance » de Voltaire montent en flèche

Lors de la marche républicaine de dimanche, en hommage aux victimes des attentats de la semaine dernière, plusieurs participants ont été vus brandissant le « Traité sur la tolérance » de Voltaire. Depuis, ses ventes ont explosé.

Depuis une semaine, le « Traité sur la tolérance » de Voltaire, publié en 1763, se vend comme des petits pains. Brandi par plusieurs manifestants durant la marche républicaine de dimanche, l’ouvrage subit les conséquences, pour le coup positives, de l’attentat de « Charlie Hebdo ». Edité à 120’000 exemplaires en 2003 dans la collection « Folio 2 euros », il sera réimprimé.

« Nous avons constaté une hausse très sensible des ventes de cet ouvrage depuis les attaques, et encore plus depuis la marche de dimanche, au point que nous prévoyons une réimpression de 10’000 exemplaires », a expliqué une porte-parole de Folio (Gallimard). « Il est possible qu’elle soit suivie par d’autres réimpressions », a-t-elle précisé à Metronews.

Le philosophe des Lumières y prend la défense de Jean Calas, un protestant accusé à tort, et exécuté, pour avoir assassiné son fils afin d’éviter que ce dernier ne se convertisse au catholicisme. Voltaire invite à la tolérance entre les religions et prend pour cible le fanatisme religieux, notamment celui des Jésuites chez qui il a étudié étant jeune. « La tolérance n’a jamais excité de guerre civile ; l’intolérance a couvert la terre de carnage », écrit Voltaire.

Par LGL

Le numéro 1178 de “Charlie Hebdo”, le premier depuis la tuerie du mercredi 7 septembre, tiré exceptionnellemnt à 5 millions d’exemplaires a littéralement été pris d’assaut dans tous les points de vente en France. Reportage dans une librairie du quartier Bastille.

11h30, les clients de succèdent dans la librairie de Ruben, à quelques pas de la place de la Bastille à Paris. “Il vous en reste ?”, demande une cliente. “J’imagine que vous avez été dévalisé”, demande une autre.“Vous avez pu m’en garder un”, s’essaye désespéramment un retraité. L’objet de convoitise de ce mercredi matin, c’est le nouveau numéro deCharlie Hebdo, le premier au lendemain de la tuerie qui a coûté la vie à douze personnes, au siège de l’hebdomadaire satirique.

“C’est du jamais vu !”

A ses clients, habitués ou non, Ruben se résigne à répondre la même chose : “Je suis désole, on a été dévalisés dès l’ouverture du magasin. Mais revenez vendredi, je vais faire une demande pour 300 exemplaires.” Ruben ouvre habituellement à 7h, chaque matin. S’attendant à une affluence particulière, il avait pour l’occasion, avancé la levée de son rideau de dix minutes. Mais il n’était pas le seul à avoir eu cette idée. A 6h50, ils étaient déjà 15 à faire la queue à l’extérieur. “Je n’ai jamais vu ça de ma vie. Il y avait même une caméra de la télévision italienne qui a fait le déplacement. Les gens demandaient plusieurs exemplaires”. Ruben a décidé de les vendre un par un. Premièrement car il n’en a réservé aucun, “c’est trop compliqué vue la demande ce matin”, explique-t-il. Deuxièmement car il craint que les gens n’en achètent plusieurs pour les revendre sur Internet.

A cette heure avancée de la matinée, les clients repartent pour la plupart bredouille. En effet, outre Charlie Hebdo (dont la centaine d’exemplaires a disparu en quelques minutes), le Canard Enchaîné (“Et du Canard, vous en avez encore ?” a-t-on pu entendre) et Libération ont également rapidement disparu des étals de Ruben. A la mi-matinée, une redistribution d’exemplaires du Figaro et de Libération a été organisée exceptionnellement. Philippe, inspecteur des ventes, avec une quinzaine d’exemplaires de Libération sous le coude témoigne : “Les gens sont agressifs, ils ne comprennent pas la rupture de stock”. A 10h, selon l’AFP, il n’y avait plus un seul exemplaire de Charlie Hebdo en vente en France, malgré un tirage exceptionnel de 5 millions d’exemplaires.

“On a vu plein de nouveaux clients franchir la porte”

Fataliste Ruben observe tout de même que c’est une bonne chose pour son métier. “On a vu plein de nouveaux clients franchir la porte, raconte-t-il. Mais je suis triste de dire aux fidèles qu’ils devront revenir de très bonne heure vendredi. D’ailleurs, à mon avis, ça sera la même galère.”Une cliente, déçue mais philosophe l’apostrophe : “Je n’ai plus qu’à mettre mon réveil !” Elle est tout de même repartie avec trois quotidiens et un hebdomadaire sous le bras.

par

Source Les Inrocks

Stigmates chroniqué par Rockenfolie 02.04.2014

Il en a fallu du temps, celui qui s’écoule, toujours et de plus en plus vite, au fil d’une vie mêlant Blessures et rires s’entre-coupant d’espoir, de déceptions, d’euphories, de noirceur, celle qui s’empare de nous toujours au moins une fois… il en a fallu des soirées folles de rock, de sueur, d’amplis qui pètent, de cordes qui font saigner, de cordes qui lâchent… Il en a fallu des plumes baignées dans cette encre issue de ces veines qui vécurent cette vie… Des plumes allongeant des mots longuement pesés et réfléchis, notre artiste déjà esthète en la matière cherchait la formule de l’or à chaque vers… Des plumes allongeant des notes de cette délicate musique qui habite son âme certes et de toutes celles qui l’ont séduit hors de son univers se mêlant à son ADN pour que l’oeuvre prenne forme par petites touches Van Goghiennes…
Dans son atelier entouré de quelques invités tout aussi esthètes et amoureux de leur art, il modela chaque morceau, n’hésitant pas aussi à prendre quelques libertés qu’il s’accorde peu souvent. Le Blues, le Rock, le  Reggae, du violon, de l’orgue, des cuivres, un brin d’électro embrassant la musique qu’il aime dans son ensemble, avec peut-être moins de rage que d’habitude ou du moins exprimée autrement. Tout le talent de Walther Gallay sur cet album est de rester lui-même, de livrer véritablement l’oeuvre qui lui ressemble. Une diversité qui donne à penser que l’homme ne nous a pas encore tout dévoilé; il y a peut être encore quelques couleurs inexploitées sur la palette. Nous attendons la suite pas avec impatience, car il lui fut bon de prendre son temps pour respirer chaque note, chaque ligne d’écriture, de profiter de l’instant de la création… ne lui volons pas cela !!!
Nous attendons de voir ses toiles exposées sur scène, ses notes et ses mots se lier en live pour quelques instants de Bonheurs, et ils sont réels quand cet artiste monte sur les planches… Celui qui Ouvre l’album est potentiel et devient lui aussi réel à l’écoute de l’album entier. Alors partage ta découverte et fait passer à ton monde par ricochet l’album de Walther Gallay.
par Christophe Ratier