A nos étoiles, rencontre avec Bertrand Cantat (Condor « live » de C.Ferey par B.Cantat)

 

J’avais déjà pu apprécier le projet sophocléen « Choeurs » en album, n’ayant jamais eu la chance de rejoindre le théâtre de Namur où Bertrand Cantat donnait plusieurs représentations en Mai 2014 et j’avoue être assez fan des talents d’adaptation et d’orateur du chanteur de Détroit qui là aussi, vous le savez, exhibe un homme nouveau, jamais pressé, prenant le temps de vivre la scène à plein poumons, les yeux rivés dans le talent et partageant tout avec son public. Cette énergie.

Le 25 Septembre dernier, j’avais mon billet pour la représentation de Condor « live », adaptation du polar de l’auteur émérite français Caryl Ferey. Ce dimanche je l’attendais avec impatience et le destin a voulu me filer un coup de main, ma bonne étoile va savoir, les copains aussi. 17 heures, je suis avec mon pote Sylvain,on s’apprête à rejoindre le théatre manosquin Jean Le Bleu où le spectacle est annoncé pour 18 heures quand fît irruption dans mon salon le tenancier du Kfe Quoi Bruno Lévi.

« Walth ! Bertrand a oublié son harmonica à Pau hier et là il est dans le jus, tu peux lui en prêter un ? Je te file le numéro de Maya (une amie commune) qui est déjà sur place ». Tu penses bien que ni une ni deux, je prends ma ceinture d’harmonicas, ne sachant quelle tonalité il devait avoir, dans le doute, j’ai donc tout prit et nous voilà partis à Manosque.

Arrivés sur place, énormément de gens sont déjà devant, un public représentant tous les âges, 700 personnes, 699 exactement, à une entrée près, c’était blindé 😉

Une sécu assez conséquente est à l’entrée. J’aperçois Maya et discute avec, arrive Stéphane Gondrand, régisseur du théâtre et ami depuis quelques années, il avait officié au son avec Café Bertrand. Bertrand n’est pas revenu de son hôtel m’informe-t-on et je donne donc ma ceinture d’harmonicas à Stephane qui va lui poser en loges. Sur le moment, je me suis dit que j’allais pas pouvoir le voir, ils allaient pas me la faire à l’envers quand même et puis, j’avais amené quelques vynils (très) collectors de Noir Désir (test-press 30 cm, 10 exemplaires en France, maxi 45t le vent nous portera avec moryin moryin en face B pour les connaisseurs, et un 45t promo de 89 avec les dates de la tournée dessus) et Détroit (album vynil des acoustiques), Choeurs, bref, de la pièce j’te dis !

Alors c’est tout cash que je dis à Stéphane de prévenir Bertrand que c’est moi qui ai amené ses putains d’harmonicas, il me connait, il connait mon groupe, on a quand même ouvert plusieurs fois pour Noir Désir à l’époque. Le tout accompagné d’un regard qui ne pouvait qu’appuyer la requête, il me promit de tout faire pour que je puisse le voir backstage, les visites en loges étant à la base interdites sur ce concert.

La salle est pleine, mon pote Sylvain est entré dès le départ nous réserver 5 places au deuxième rang. Mon ami et bassiste Alain Perusini arrive, accompagné de sa douce Sonia et une amie, Sandrine, qui nous accompagne également. On s’installe, je trépigne d’impatience. Je suis placé on ne peut mieux, au 1er siège de la 2eme rangée, je suis à trois mètres j’te dis !

Une silhouette arrive sur scène et le public acclame mais c’est l’auteur Caryl Ferey qui arrive « désolé pour vous, ce n’est pas Bertrand Cantat mais l’auteur de Condor »

La salle ressert une salve d’applaudissements nourris. Un humour évident, une simplicité flagrante, un talent indéniable, les 10 minutes passées à écouter cet auteur passèrent trop vite. Quelques explications sur le polar, le Chili, le colosse aux mains cassées, Condor, Ah oui, les remerciements en direct par l’auteur pour « le musicien qui est venu à l’arrache pour dépanner Bertrand d’un harmonica ». « Il est là!!! » hurlent de concert Sonia et Sandrine, on est repérés direct.

L’auteur se retire et la scène noire à peine éclairée de quelques lumières bleues accueille le trio Cantat, Sens à la guitare et Manusound aux machines et à la basse sur un titre ou deux.

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Le chanteur est un orateur. Une arrivée calme même si très applaudie, pas un mot, il s’assoit, une grande respiration, le spectacle commence.

Alors je ne vais aucunement décrire les chapitres déclamés et jetés à terre à chaque page par un Cantat grandiose, par ses musiciens magnifiques, des climats qui rappellent ces ambiances envoyées par Tessot-Gay à l’époque de Noir Désir parfois. Un archet de violon, une finesse dans le jeu et dans le choix du son, ce Monsieur Sens était au top ! Manusound aux machines assène des mouvements secs et rythmés à une souris qui n’avait rien demandé mais qui est quand même allé chercher des sons se mariant parfaitement avec ceux du guitariste, pari réussi, le climat était magique, enivrant, Cantat a encore été surprenant et le public ne s’y est pas trompé. À vous de le découvrir en live ce Condor, d’apprécier l’envergure de ses ailes déployées, à vous de le voir ce phœnix.

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Standing ovation après 1h00 et des brouettes de show. Le sourire s’imprime sur le visage du chanteur qui salue avec ses musiciens rejoints par l’auteur, tout un théâtre n’arrêtant pas d’applaudir.

La salle se vide petit à petit et nous sommes dans les derniers à sortir et je vois Stéphane Gondrand qui me dit « je viens te chercher dans quelques minutes ». Mon pote, notre amie et sa fille venue rejoindre sa darone en profitent, on passe derrière 5 minutes plus tard, et nous voilà dans le couloir des loges. Bertrand apparait.

 

-« salut Bertrand ! »

 

-« ah mais c’est toi qui a amené les harmos ?! Entrez je vous en prie ». Ouf, il a reconnu ma gueule, ma grande peur est toujours de passer pour un fan de base, trop envahissant mais qu’on doit quand même recevoir parce que. De plus, je n’amène jamais de disques à signer, je ne l’ai même pas fait en ouvrant 40 fois pour Deep Purple, mais là..

 

Un Bertrand toujours imposant de talent et de carcasse, un jour, un mec avait écrit de moi « un auteur à l’âme d’enfant étonné » et ben je trouve que cette phrase lui convient encore mieux. On a pu parler littérature et musique avec le temps nécessaire pour parler bien des choses. Mes amis mitraillaient discrètement, « avoir des photos avec nos deux chanteurs préférés c’est pas tous les jours ! » me diront-ils sur la route du retour.

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J’ai pu lui faire signer les vynils amenés sur place dans mon pitoyable sac plastique noir auchan et j’étais ravi de le voir étonné cet enfant, à me dire « putain mais même moi je les ai pas ceux-là, comment t’as pu trouver ça ??». J’ai immédiatement pensé à mon grand ami et producteur Michel Mage qui a pu m’avoir ce test-press de 66666667 club, ce 45 tours promo rouge, etc. « Bertrand, j’ai TOUT de Noir Désir, y compris le moindre article de presse depuis 87 donc tu penses bien que les albums, même introuvables, je les trouve ». Rires.

Après une belle discussion où lui-même répondit au régisseur du théâtre « non le café bertrand c’était le bar de flore à paris avant, le nom de leur groupe vient de là » , j’ai halluciné.

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Il prit en mains les deux albums de Café Bertrand « les airs empruntés » et « les mains dans l’encre » , en attendant l’arrivée du petit dernier « QU4TRE » (en cours aujourd’hui) et puis mon album solo « Stigmates »en me jurant de les écouter, tu penses bien que CafB en 1ere partie de Détroit ça pourrait le faire terrible ! » et ça mettrait fin à « ils ont la même voix », que dalle, et j’espère donc qu’on pourra le démontrer un jour en live. Qui vivra verra. Ça c’est fait !

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Le seul bémol à cette histoire est que Alain et Sonia qui étaient déjà partis au bar ont raté le coche sinon ils rentraient avec moi.. Ce n’est peut-être que partie remise !

En sortant, j’ai aussi acheté le bouquin de Caryl Ferey bien sûr, dédicacé par l’auteur « pour l’homme qui sauva l’homme qui… » , ainsi que « De Noir Désir à Bertrand Cantat » de Pierre Mikaelof , un ex Désaxés , écrivain et biographe, à lire absolument aussi.

Il est rare que j’écrive des billets comme celui-ci mais comme j’ai dit un jour à Paris à Bertrand alors qu’on se croisait après un concert à l’espace Jemmapes en 2011, si j’ai fait du rock En français c’est à cause de deux gars, lui et Hubert Félix Thiefaine. Chacun sa légende, la mienne était là à côté de chez moi et le destin a voulu que cette rencontre se fasse. Je me rappelle être allé me pieuter comme un môme de 12 ans, des étoiles plein les yeux. À nos étoiles.

 

Walther Gallay

 

Les Stones s’exhibent à Londres #exhibitionism

Les Stones s’exhibent à Londres #exhibitionism

 

Des plombes que j’attendais ça. Après avoir pu apprécier les mythiques Rolling Stones au festival Classic Wechter en 2014, ayant raté de peu Hyde Park l’année précédente, je me devais d’être à la fameuse exposition des pierres qui roulent Exhibitionism ,

C’est à la belle et fastueuse galerie Saatchi de Londres que je me suis donc rendu, pour l’instant, seul lieu de rendez-vous pour les aficionados en manque de pièces rares. On a tout vu, tout lu, tout entendu sur les Stones, non, pas tout.

Une visite presque guidée et très bien pensée où j’ai pu à loisir me délecter des surprises réservées par le groupe, la toute première étant un panneau mentionnant  » nous faisons confiance à nos fans pour ne pas toucher et abîmer le matériel présenté, aucun cordon de sécurité n’ été installé pour vous permettre d’apprécier les choses sous tous les angles », en fait, la phrase était plus courte et concise mais la signification était bien celle-ci. On a pu donc frôler les nombreuses guitares présentées, Ron Wood et Richards ayant contribué à cette expo en donnant toutes leurs plus belles et rares guitares, un régal pour les connaisseurs ! De plus chaque article exposé était accompagné d’un court texte, toujours bien pensé, avec cette touche d’humour anglais que j’aime tant, rien de fastidieux donc, on était loin des expos intellos, it’s only rock and roll and i like it !

Pour faire court, plusieurs salles, appareils photos interdits…(mais comment résister ? pas pu), des concepts géniaux, une 1ère salle avec une 50 ène d’écrans, tous de tailles différentes et plus ou moins imbriqués les uns dans les autres, on parcourait en musique et en image, 50 de vie avec les Stones, pas moins. Alors, voici quelques clichés, résolument de petites tailles mais suffisants pour vous faire une idée , petit diaporama ci-dessous ^^

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Cette mise en bouche amène ensuite à la reproduction parfaite du studio d’enregistrement Chess dans lequel ils enregistrèrent en 1964, une magnifique table de mixage était extérieure au studio vitré, du matos vintage rare et beau, encore une fois à portée de main, on y était. Puis vint l’immense salle avec moult costumes arborés par Jagger et les autres membres du groupe, une bonne 50 ène de pièces aussi, un chiffre qui leur va bien aux Stones, que de souvenirs en revoyant tout celà, en passant aussi par des salles toutes plus magiques les unes que les autres, le cinéma 3D qui nous offrait un titre live extrait de Hyde Park 2013, on y était aussi, quasi sur scène avec le band, magique.

Cela fait longtemps qu’on y pense, qu’on met des choses de côté en se disant que ça serait bien que les gens les voient. C’est une certaine façon de regarder notre carrière et je pense que c’est le bon moment pour le faire. On a assez de choses à montrer, on en a même trop en fait”, raconte Mick Jagger.

Les vestes à paillettes de Mick Jagger, les bandanas de Keith Richard… le style vestimentaire des Rolling Stones sera décrypté à la prestigieuse galerie Saatchi.

Toutes les pièces, les instruments, les choses qui sont passées entre nos mains sont très intéressantes, selon moi, mais la moitié ont été volées”, explique Keith Richards.

Une salle avec les grattes, une autre avec des portaits inédits de Jagger notamment par A.Wahrol, oeuvres numérotées et co-signées par les deux artistes, expo des pochettes de disques et affiches stonienes, reproduction à l’identique de l’appart que le jeune groupe avait squatté à leurs débuts, un joyeux bordel qui poussait le détail jusqu’au sublime.

Trop de choses à raconter,il m’en faudrait des pages, le but est juste de vous donner l’envie de vous rendre à cette expo qui fût à mon sens , encore plus réussie que celle de feu David Bowie. Les derniers dinosaures s’exposent, l’entrée est à 24 Livres, comptez 1h30 à 2h max pour tout visiter en prenant le temps de lire les notes de Jagger, prémices de tubes que nous chantons encore et qui ont fait le rock and roll so british des Rolling Stones.

Please let me introduce myself, i’m a man of taste 😉 !

http://fr.euronews.com/embed/309526/;

“Exhibitionism” aura lieu d’avril à septembre 2016 à Londres, Galerie Saatchi .

Plus d’infos sur le site officiel de l’exposition:
http://www.stonesexhibitionism.com/

Walther Gallay

Plongée dans le Sziget, le Saint Graal du festivalier européen

Successeur à son propre titre de « meilleur festival Européen » en 2015, le Sziget de Budapest vient de battre un nouveau record avec 441 000 participants venus du monde entier. Si le line-up a tôt fait de convaincre ces derniers, on vous explique pourquoi le vrai challenge se situe ailleurs.

A défaut d’avoir un Burning Man en ses terres, l’Europe oppose depuis désormais 23 ans un concurrent sérieux au fameux festival américain. Situé sur l’île d’Obuda, au cœur du pays des Magyars, le festival Szigetdevient chaque été durant 7 jours un rendez-vous incontournable pour les festivaliers marathoniens. Moins sauvage et colonisé par les drogues queDour, mais bien plus festif, diversifié et mieux organisé que la plupart des festivals du vieux Continent, le Sziget a explosé cette année des records de fréquentation, avec 441 000 festivaliers venus de 89 pays pour profiter du spectacle du 10 au 17 août. Autre preuve de son attractivité : 90 % des billets ont été vendus hors de la Hongrie. En outre, le retour de l’Arena et l’agrandissement des deux scènes principales (Main Stage et A38) ont favorisé le succès titanesque de cette édition.

En arrivant au Sziget, c’est cette impression d’abondance et de grandeur qui prend aux tripes le festivalier non-initié. Qu’il s’agisse des bars, des scènes (une soixantaine au total), ou du nombre de drapeaux bretons éparpillés, tout atteint un chiffre démesuré. Les points forts du Sziget frappent vite celui ou celle qui n’a jamais mis les pieds ici: les paiements se font sans la moindre monnaie, grâce à une carte ou une montre rechargeable (ce système arrive bientôt en France); les activités extra-musicales font florès (plage, cirque, théâtre, village sportif, saut à l’élastique, “Art zone” pour donner vie à des structures originales, un club LGBT…) et la propreté du festival – comparativement à sa taille – pourrait faire pâlir d’envie bien d’autres organisateurs.

Le Luminarium, pour chiller sous des lumières psychés (Anne Donadini)

Pourtant, jamais le Sziget n’aura connu un soir d’ouverture si mouvementé. Après la prestation honorable du groupe hip-hop hongroisIrie Maffia, la venue de Robbie Williams crée des vagues de panique et des malaises, avec 75 000 groupies réunies devant le Main stage.

Sueur, trans et acide lysergique

Le mardi, 40°C de soleil furieux tapent dur sur la verdure et le bitume. L’atmosphère est exaltée mais, bientôt, le record de poussière générée donne l’impression d’avoir intégré la fournaise de Mad Max. Avec en prime le guitariste survolté: ce jour-là, les musiciens ska de Babylon Circus, complices, énergiques et extrêmement fédérateurs délivrent l’une des meilleures prestations offertes par un groupe français au Sziget.

szigetfestival.com/Sandor Csudai

Selah Sue, en revanche, nous déçoit par sa sono mal réglée, qui peine à mettre en avant sa voix rauque et la Télécaster rubiconde de son guitariste. This World et Alone sortent du lot sans pour autant enchanter. La voix de la belle rousse Florence Welch, de Florence + The Machine, combat mieux les étapes de la poussière et de la surpopulation, devant un parterre de drapeaux britanniques. C’est entre 1h du matin, après la soul très cool, humide et chaude de Jungle, et 3h, lorsque s’éteint la trans brutale et magistrale d’Infected Mushroom, que l’on croise la route des premiers verres de palinka, eau-de-vie familière aux Hongrois, qui n’apporte qu’une dérouillée conséquente aux étrangers qui ne l’ont pas apprivoisée. Pour beaucoup, la nuit s’arrête ici.

photo: [ Sandor Csudai ] . www.facebook.com/csudaisandor

Mercredi, 8h du matin. C’est quand tapent les premières basses de Radio Kebab, le traiteur accolé au camping qui se prend pour un soundsystem (et recommencera tous les matins), que se corse le parcours initiatique du débutant du Sziget. On se dit qu’on ne tiendra pas la semaine. Les premières entorses, fractures et minerves trainent leurs carcasses dans le camping. Les festivaliers alchimistes cuvent leurs remontées d’acides. Pour ceux qui préfèrent à ces dernières de bons psychotropes musicaux,Alt-J et Tyler the Creator prennent parfaitement le relais. Vaporeux, léger, lascif et charnel, le premier confirme la maturité de son second album (Every over freckle, Left hand Free). Le show du rappeur alternatif de Californie est, quant à lui, visuellement et musicalement délirant. Les hallucinations aériennes derrière la scène se délitent et s’emmêlent, comme pour doper ce concert au valium, et conforter le leader d’Odd Future dans son travail anticonformiste.

szigetfestival.com/Benedek Varga

Pussy Riot, thermes et asthénie

Le jeudi, le soleil a fait la peau de beaucoup de festivaliers (“La nuit, c’est cool, y a de l’ombre dans ma tente” confie l’un, “Je suis au soleil toute la journée, même la nuit” transpire un autre). Les indiens-kinés du camping sauvent les dos endoloris en chantant des chansons paillardes, les Pussy Riot viennent discuter liberté au Sziget, et ceux qui veulent cesser de respirer des cendres font un tour vital aux thermes de Budapest. Nous, on se dit que même avec une programmation très maintstream, le simple climat du Sziget vaut le détour. “Les gens ne viennent pas que pour le line-up, qui sont les mêmes dans beaucoup de festivals, mais surtout pour l’ambiance. On leur doit d’avoir quelque chose en plus” confie le fondateur du festival, Károly Gerendai. Au sujet de la liberté de la presse si peu chère au président hongrois Viktor Orban, il rétorque qu’il voit le Sziget comme une “république indépendante qui possède ses propres codes”.

“A notre échelle, nous faisons en sorte que la situation ici soit différente de celle du pays. Nous nous détachons des valeurs du gouvernement. Et celui-ci n’entrave pas le festival, en raison des retombées économiques et de la notoriété que nous apportons à la Hongrie.”

La plage aux airs de Full Moon Party (Szigetfestival.com/Gabor Mozsi)

Ce jour-là, entre un stormtrooper couvert d’un drapeau breton et un homme-lapin qui fait du stretching sous LSD, les festivités reprennent avec Balthazar, talentueux quintet belge auteur d’un rock candide et orchestral, suivi de , la petite protégée de Diplo, qui fêtait ses 27 ans et à laquelle on assigne une mention bien pour son live pêchu et ruisselant de sueur, mené de main de maitre grâce à une voix pop gracile et rare. A sa suite, les Ting Tings ravissent le public avec un live bien plus électro que par le passé tandis qu’Interpol assouvit les fans de rock indé US.

Balthazar (Anne Donadini)

La Color Party (Anne Donadini)

Peinturluré par une Color Party qu’aurait déconseillé tout bon cancérologue, on assiste le vendredi aux meilleures prestations de cette cuvée 2015, Kasabian et Gramatik en tête. Carton plein pour le quatuor de rock indé anglais qui, non content de placer haut la barre avec Shoot the Runner en début de show, complète son live de très bonnes reprises (Praise You de Fatboy Slim, Word Up de Cameo…) et augmente progressivement en intensité. Preuve s’il en est que feu Oasis possède depuis longtemps un héritier légitime. Quant à Gramatik,  le DJ slovène a immédiatement conquis un public majoritairement français, suffoquant sous la chaleur et la MD. A l’inverse, le groupe de punk celtique Dropkick Murphys remporte, lui, la palme de la sono la plus désastreuse. Absolument inaudibles du début à la fin, les musiciens et le chanteur peuvent remercier leur public de groupies mâles testostéronées, qui pogotaient sans oublier la moindre parole.

La Bubble Party (Anne Donadini)

Du porno, des pogos, de la pluie

Les deux derniers jours sont un véritable challenge, mais aussi la preuve qu’un festivalier voulant bien faire les choses doit essayer le Sziget au moins une fois dans sa vie, juste pour tester sa capacité de résistance. Le vendredi soir, le collectif ragga-électro Major Lazer fédère un public increvable, bien que parsemé de quelques éclopés, avec des effets visuels cartoonesques parfois pornos, fidèles à ses clips. Il fait la part belle à avec Lean on Me avant que Diplo, enfermé dans une bulle géante, ne se jette et court au milieu d’une foule survoltée. A minuit, le même engouement tient en haleine le public du Colosseum, scène de l’électro minimale, lorsque Vitalic se place derrière les platines. Tout s’enchaine très vite. Les verres pleins tombent à terre, Stamina, Second Lives, Poison Lips et La mort sur le Dancefloor se succèdent, une baston démarre, tous en redemandent. Une heure de set du DJ français aura suffi pour que l’on soit à bout de forces. Avec 13 heures de sommeil en six jours, difficile de tenir le cap au-delà de 5 heures du matin.

Le show de clôture, entre 21h30 et minuit, le dimanche (Anne Donadini)

Le dernier jour, l’île d’Obuda essuie les dégâts d’un orage nocturne. Des béquilles, des matelas détrempés et des ponchos robotiques se meuvent dans la boue. On se sent un peu misérables, mais toujours vivants, avec une capacité pulmonaire divisée par deux. La clôture n’en est pas moins spectaculaire grâce à Limp Bizkit (“en cinq ans de Sziget, je n’ai jamais connu un concert aussi violent“, dixit un rescapé), qui reprend Up in Herede DMX et Killing in the Name of de RATM. Mention Très Bien au garçon inventif qui a confondu la formation d’un cercle pit avec un emplacement idéal pour ouvrir sa tente 2 secondes. Martin Garrix précède le show final coloré de feux d’artifices. On passe la main pour C2C, qui clôt définitivement le festival, parce qu’il faut bien qu’on trouve de la place pour dormir dans l’aéroport et que l’orage reprend de plus belle. Un peu comme le Graal d’un certain film, le Sziget demande à passer pléthore d’épreuves pour en être digne, mais la fierté de le posséder enfin compense tout. Il est facile à reconnaître : c’est le plus poussiéreux.

La Route du Rock 2015 : ceux qu’il ne fallait pas louper

De la bonne surprise Hinds à la claque de Soft Moon, des charismatiques Savages aux agaçants Foals : on vous raconte notre week-end à La Route du Rock.

1. Soft Moon : le meilleur concert du week-end

Il y a des éditions de La Route du Rock qui s’écoulent sans faire de vagues, et il y en a d’autres que l’on vit en sachant pertinemment qu’elles resteront gravées dans nos esprits, tout embrumés soient-ils. Ce fut le cas de cette 25e édition ensoleillée, dont le climax fut atteint le samedi soir aux alentours de 21h sur la grande scène du Fort Saint-Père. C’est là que Soft Moon, alias Luiz Vasquez, encadré de son bassiste et de son batteur, est venu présenter son troisième album, le bien nommé Deeper. La réverb’ règne, conférant aux morceaux hystérisés par des percussions une profondeur fascinante et malgré tout électrique qui invite à la danse. La transe n’est pas loin, encouragée par un Vasquez tout en nuances de noir, le front ceint de boucles brunes, les bras ornés de tatouages, totalement dévoué à ses morceaux d’une puissance rare et radicale, qui font l’effet de racines tortueuses s’enroulant autour des coeurs et des corps avec une violente détermination. C’est dans une lumière de cathédrale que le Californien (désormais installé à Berlin) et ses acolytes offrent leurs deux derniers morceaux en rappel, transformant définitivement leur concert en cérémonie mystique.

2. Savages : la deuxième claque du week-end

On aurait pu résumer cette édition en une simple lettre : S. S comme Soft Moon, donc. S comme Savages, aussi. Portée par la très charismatique Jehnny Beth, ce girl-band post-punk joue moins la carte de la nostalgie “joy division” que celle de la splendeur rock. Et c’est tant mieux. Moulée dans un slim noir, son bomber entrouvert dévoilant un soutien-gorge en dentelle, perchée sur de hauts talons léopard, les cheveux courts invariablement gominés, Jehnny Beth est le genre de personnage absolument fascinant. De même qu’elle avait cristallisé l’attention à “Wiebo”, le spectacle monté par Decouflé autour de Bowie à la Philharmonie de Paris en mars dernier, elle exerce un pouvoir d’attraction irrésistible sur le public malouin, pourtant en toute petite forme le dernier soir du festival. Lorsqu’elle ne chante pas les bras levés dans un geste théâtral qui rappelle celui de Patti Smith (à laquelle elle semble également avoir emprunté des intonations), Jehnny Beth quitte ses talons pour s’offrir des bains de foule pieds nus, le micro collé à ses lèvres rouge sang, ou se perche, chancelante, sur les barrières de sécurité. La voix ne perd jamais de son assurance, même lorsqu’elle retrouve une tessiture normale pour raconter une première Route du Rock à l’âge de treize ans. Car si Jehnny Beth a un nom de scène à consonnance anglo-saxonnes, s’exprime majoritairement en anglais, et vit à Londres, elle est française et se prénomme Camille Berthomier. Comme leur nom de groupe ou leurs regards acérés le laissent à penser, Savages est brut, sauvage, violent. Un peu comme Soft Moon finalement. Le concert se termine sur l’excellent Don’t Let The Fucker Get You Down. Un beau mantra que l’on pourrait bien voir fleurir sur les bras de certains tatoués. 

3. Ty Segall kiffe Bordeaux

Malgré notre amour indéfectible pour tout ce que Ty Segall et sa bande comptent de projets, le concert de Fuzz nous a un peu déçu. Leurs visages  sont maquillés de façon grotesque (mais pourquoi donc ?!), Ty est à la batterie et ses deux guitaristes chevelus font dans le lourd, le heavy, malheureusement un peu trop répétitif et un peu trop gras. En backstage, Ty Segall arbore un t-shirt Betty Boop et un tatouage 33 sur le doigt. Un hommage à Bordeaux, dit-il, où est basé Buzz, boss de U-Turn, tourneur français du Californien, qui lui s’est fait tatouer “CA”. Pour parfaire le tout, Ty se descend du rouge bordelais à la bouteille, tout en tapant la discute à Cory Thomas Hanson, chanteur de Wand. Un autre groupe qui appartient à la bouillonnante scène garage-psyché californienne à découvrir sur scène à Rock en Seine.

4. Hinds crée la scission
Lorsque les conversations ne portent pas sur la météo, elles s’orientent généralement sur Hinds avec comme ligne directrice la question : “t’as pensé quoi de leur concert ?”. Les sceptiques soulignent leurs fausses notes, leur côté spot publicitaire pour Urban Outfitters, leur manque de technique, leur amateurisme. Pour nous le coup de coeur est total. Avec leurs morceaux à la fois pop, garage, gorgés de soleil et un peu bricolo, leurs sourires XXL, leur bonne humeur communicative, les quatre Madrilènes sont d’une fraicheur salvatrice. Mention spéciale à leur reprise de l’halluciné Davey Crockett de Thee Headcoats, groupe anglais des années 90 mené par Billy ChildishEt vivement le premier album.

5. Viet Cong perd son mojo, et Jimmy Whispers nous fait marrer

Programmée sur la deuxième petite scène du Fort Saint Père dimanche, la furie des Canadiens de Viet Cong perd de sa puissance en plein air et en plein jour. Les morceaux se suivent sans réelle énergie d’ensemble. Le final sur Death est malgré tout d’une force brute saisissante. Viet Cong joue sur la frustration, enchaînant les déflagrations et les silences, alternant moments de sauvagerie et de retenue, avec une belle dextérité. A l’inverse, l’après-midi même, Jimmy Whispers, étrange type débarqué de Chicago, bénéficiait du fait de jouer en plein soleil sur la plage de Saint-Malo, face à la mer et aux festivaliers en maillot. Car, malgré leur tendre maladresse, les morceaux contenus dans Summer in Pain,tiennent moyennement la route (du Rock, pardon). La voix est mal assurée, la musique un peu pauvre, les balades lo-fi enregistrées au smartphone se ressemblent. Mais, en jouant au dandy glam (pas très loin d’Ariel Pink), en se tortillant pour enlever son t-shirt, et en s’offrant un micro bain de foule, Whispers se révèle d’une nonchalance attachante.

6. Foals agace

Le monde se sépare en deux catégories : les fans de Foals et les autres. Ayant coupé les ponts temporellement parlant avec les années 2007-2008, on se situe plutôt du côté des autres, même si oui, c’est toujours rigolo de réécouter leurs vieux tubes. Ce sont d’ailleurs eux qui sauvent partiellement leur concert, à part ça bien trop lisse, quasiment taillé pour le stade, avec toutes les images effrayantes que cela implique. Pour leur défense: leur bassiste étant tombé malade, c’est leur backliner qui s’est chargé de le remplacer au pied levé, histoire d’éviter à La Route du Rock une deuxième annulation. Car, rappelons-le, Foals remplaçait Björk qui n’avait finalement plus envie de jouer son dernier album (elle y raconte sa rupture avec son mari).

https://instagram.com/p/6a3KfZuP2t/embed/captioned/?v=47. The Juan MacLean est un appel à la choré 

Impossible de rester statique devant The Juan MacLean, duo formé de Juan MacLean et de la chanteuse Nancy Whang, ex-membre de LCD Soundsystem, accompagnés sur scène de musiciens.  La totalité de leurs morceaux – savant mélange d’électro shootée à l’acide, de tonalités rock indé, et de disco-dance fofolle- donne envie de se lancer dans des chorégraphies plus ou moins audacieuses (selon la souplesse et le degré d’alcoolémie de chacun, hein). Certainement un des meilleurs concerts du festival, et une bonne raison de (ré)écouter leur dernier album, In A Dream, idéal en cas de déprime.

8. Ride, Oxford, 1990, le chapeau en plus

Sur scène, Ride ressemble plus à un vieux groupe FM qui se serait reformé par manque de thune, qu’à ce qu’ils sont en réalité. A savoir un groupe culte des nineties, ayant bercé plus d’une adolescence. Heureusement, l’affreux chapeau de Mark Gardener n’a pas esquinté le shoegaze de leurs débuts. Nous voilà propulsés (les yeux fermés) à Oxford, en 1990 donc. Et c’est plutôt cool.

9. Lindstrom > Daniel Avery

Si l’électro robotique de l’Anglais Daniel Avery nous vrille la tête sur album, elle nous laisse tout froid en live. Scénographie minimale, techno minimale, présence minimale : les beats s’enchainent et se ressemblent, monotones, abrutissants, sans âme. Le set du Norvégien Lindstrøm, qui suit et clôture la soirée du vendredi, n’en est que plus enthousiasmant. Ici, l’électro se fait disco et excitante, et en appelle à nos dernières forces pour nous faire danser encore un peu dans la fraicheur de la nuit bretonne.

10. Jungle clôture le festival 

Taillée pour la radio voire les rayonnages d’Urban Outfitters, la soul de Jungle dégage une chaleur moite, enveloppante, rassurante, peut-être un peu trop lissée par des heures de travail et de réflexions en studio, peut-être trop carrée, trop parfaite (n’est pas Dan Deacon qui veut), mais ultra efficace. Leurs tubes font l’effet de bombes pop pensées pour être reprises en choeur dans un mouvement communautaire légèrement hystérique.

https://instagram.com/p/6aGzlIOP2y/embed/captioned/?v=4Suivra une after au bar VIP marquée par la présence complètement zinzin de Flavien Berger derrière les platines. Avec ses yeux écarquillés, ses boucles folles et ses dents du bonheur, le jeune Français – qui donnait un concert sur la plage de Saint-Malo le samedi – donne le ton : l’ambiance est loufoque, et irréelle. Le voilà qui enchaine pop française et trap music avec une sérénité fascinante, à peine perturbée par trois jeunes femmes ayant décidé de se livrer à un numéro de strip tease devant nos yeux éberlués. Elles finiront donc seins nus et en culotte dans la nuit malouine. Zinzin on vous dit. Allez, à l’année prochaine.

MEGADETH LE GROUPE ANNULE SA VENUE EUROPÉENNE EN JUIN ET NOTAMMENT À PARIS ET AU HELLFEST

Voici un communiqué posté par Nous Productions : 

« MEGADETH annule ses dates de juin suite au décès du frère de David Ellefson. Toutes nos pensées vont vers Dave, sa famille et ses proches. »

Ben Barbaud a lui aussi annoncé l’information dans une interview donnée ce soir à radio JetFM. De son côté, MEGADETH a posté sur son site Internet un communiqué expliquant que les prochaines dates de la tournée sont annulées.

Source Hard Force

Le temps qui m’était imparti pour d’éventuelles chroniques d’album que j’avais l’habitude de faire en partenariat avec plusieurs sites était des plus courts ces 3 dernières années, aussi maintenant que l’enregistrement de mon album solo est terminé et suit son cours dans les mains de Alain Perusini au Studio Le Garage et prendra vie ou pas grâce à vous, je reprends du service.

Certes, l’année qui s’annonce avec Café Bertrand qui prépare aussi son 5eme album et surtout une tournée pas piquée des vers, la sortie de mon solo, celle de l’album de Yuri Quintero également, on va être un peu occupés dirons-nous mais c’est bien ce que l’on cherche en donnant 100 pour cent de son temps et toute l’énergie qu’un corps peut donner à nos projets, solos ou communs, c’est comme ça que l’on survit dans une jungle qui bien trop souvent ignore les indépendants que nous sommes, et puisque j’ai toujours eu à cœur de soutenir la jeunes scène rock hexagonale, que ce soit en les prenant en première partie de CafB, en les bookant ou encore en les chroniquant, je vais dédier désormais ce blog « Histoires & Condiments » aux chroniques vouées à mettre les indés en avant, autant que faire se peut, avec l’humble réseau qui constitue mon espace entoilé.

Je publierai les premières à partir du 1er Mars sur ce blog, pour ‘envoyer de l’audio, vidéo et autres bilvezés indispensables pour bien écouter un artiste (ROCK only, et EN FRANÇAIS de préférence,je suis pas une pieuvre non plus;), c’est une langue que je comprends.

Vous pouvez donc poster vos albums à bibi si vous désirez une chronique. Elle a le poids que vous voudrez bien lui donner,elle sera sincère en tous les cas, indubitablement franche. A vous de voir, à moi d’écouter 😉 Les chroniques seront signées Joe Walton, comme elles l’ont toujours été. Bonne route à tous amis zicos, aux publics et fans, la musique sauvera le Monde.

Walther Gallay c/o Studio le Garage

1, Rue du Pressoir

04130 Volx

Mon album Stigmates regroupe ses infos sur mon site officiel  et sur la Page facebook dédiée à mon solo. Welcome aboard Rockers

CafB va refondre son site, en attendant, rendez-vous sur le blog de CafB « Sur la Route «  et Rv le 15.02 à Thonon les Bains amis Haut-Savoyards, va y avoir dawa !

Prenez soin de vous mais pas trop

Walth

Neil Young & Crazy Horse : tournée annulée suite à une blessure

Neil Young & Crazy Horse : tournée annulée suite à une blessure

Le musicien canadien et son groupe ont annoncé l’annulation du reste des dates de leur tournée européenne, suite à une blessure du guitariste Frank Sampedro

Frank « Poncho » Sampedro, guitariste de Crazy Horse, le groupe qui accompagne Neil Young en tournée, a-t-il des talents de prémonition ? En avril, le musicien avait expliqué au magazine américain Rolling Stone : « Mon intuition me dit que c’est la dernière tournée […] J’aime jouer et nous jouons aussi bien qu’avant, mais il pourrait arriver quelque chose à l’un d’entre nous à n’importe quel moment […] Cela demande beaucoup d’énergie de jouer autant ». Il ne pensait sans doute pas si bien dire, mais n’imaginait probablement pas que c’est à lui que quelque chose arriverait. Le guitariste vient en effet de se fracturer la main, obligeant Neil Young & Crazy Horse à annuler le reste de la tournée européenne, prévue jusqu’au 19 août. Le groupe était attendu en Grande-Bretagne, en Belgique, au Danemark, en Allemagne et en Norvège. Neil Young & Crazy Horse pourrait cependant retourner sur scène à partir de fin août, puisque quelques dates sont encore programmées aux Canada et aux Etats-Unis et qu’aucune annonce n’a été faite le concernant.

La santé n’a pas l’air au beau fixe chez les guitaristes du groupe. En effet, dans un entretien avec Rolling Stone, Frank Sampedro semblait plutôt évoquer l’état de Neil Young quand il mentionnait que quelque chose pourrait arriver à l’un des membres du groupe. Il avait ainsi expliqué que le musicien était gêné par son poignet et qu’il devait « le bander lorsqu’il joue. » Pour autant, s’agit-il vraiment de « la dernière tournée » ? Neil Young & Crazy Horse a récemment donné plusieurs concerts en France, à Nîmes (30) le 17 juillet, au BIG festival de Biarritz (64) le 18 et aux Vieilles Charrues à Carhaix (29) le 20.

 

Source Musicatu